Abdelouafi Laftit met à nu les faux arguments du PJD

Examen du projet de loi sur l'usage légal du cannabis au parlement

A la Chambre des représentants, la commission de l’intérieur a entamé l’examen du projet de loi relatif à l’usage légal du cannabis. «Aujourd’hui, le but est d’aller vite car nous sommes en retard», a déclaré d’emblée Abdelouafi Laftit, intervenant ce mercredi 28 avril devant les députés. Une phrase qui est revenue plus d’une fois dans l’intervention du ministre de l’Intérieur.

«Dans trois ans, même si on voudrait légaliser le cannabis pour des raisons autres que médicales, on ne pourra pas parce qu’il ne servira plus à rien. Nous faisons fuir les investisseurs. Toute l’Europe est en train d’ouvrir la porte à ce type d’investissements. Allons-nous se contenter de les observer?», a-t-il martelé. Et de poursuivre: «Les natifs de la région du Rif adhèrent à l’opération. Et nous sommes prêts à travailler à leurs côtés.

Il n’y a pas d’autres solutions. Vous voudriez que les gendarmes et policiers continuent à poursuivre les agriculteurs, brûler les plantations…?». Tout en rassurant, notamment les députés PJD qui veulent retarder la publication du projet de loi, que le but n’est pas de dépénaliser la drogue, M. Laftit a souligné qu’on lui reproche de sortir cette loi l’année de la pandémie. «Evidemment qu’on doit la sortir.

Notre pays a besoin de développement, par n’importe quel moyen. Le plus dangereux, c’est de ne rien faire.», a-til rétorqué. «Cette loi n’est pas tombée du ciel. Une équipe dédiée travaille dessus depuis trois ans. Nous avons lancé des consultations tous azimuts. Nous n’avons pas produit un texte du jour au lendemain.»

Le coup de grâce a été lorsque le ministre Laftit a affirmé qu’une étude scientifique a été réalisée et que tous les partis politiques l’ont déjà reçue.