Pour Abdellatif Ouahbi, les plaintes relatives au concours d’avocats sont des "allégations sans fondement"


Énième sortie médiatique d’Abdellatif Ouahbi pour répondre aux accusations de favoritisme et de manque de transparence qui auraient "entaché" le concours d’avocats organisé en décembre 2022 et dont les résultats défraient la chronique depuis leur publication. Invité du Forum de la MAP ce mardi, le ministre de la Justice a avancé que “toutes les plaintes déposées par les candidats ayant échoué à l’examen d’aptitude à l’exercice de la profession d’avocat sont de fausses allégations qui ne sont ni fondées ni vérifiées.

Abdellatif Ouahbi a assuré ainsi que les plaintes reçues par son département “ne comportaient pas d'informations ou données portant sur des irrégularités ayant entaché le bon déroulement des épreuves de cet examen”, ajoutant que “la plainte pénale doit porter sur des données et des faits précis et désigner les personnes qui y sont impliquées. Le procureur du Roi ne peut ouvrir une enquête judiciaire sur la base d’allégations". 

A cet égard, le ministre a réfuté les allégations selon lesquelles une candidate aurait passé l’examen avec une licence en économie, notant que la commission chargée de superviser le concours examine les dossiers des différents candidats. Et de préciser que les personnes concernées ne peuvent passer l’oral qu’après avoir présenté les documents nécessaires.

"Tous les candidats ont annoncé par internet les diplômes qu’ils ont obtenus, mais doivent présenter les documents originaux lors de l’examen oral", a-t-il dit, faisant savoir que dans le cas où le candidat ne disposerait pas des pièces requises, il sera considéré comme ayant échoué à l’examen.

Concernant l’étudiant ayant prétendu avoir passé l’examen et qu’une autre personne a été admise à sa place, le ministre a expliqué que cet étudiant s’est inscrit avec deux numéros de la carte d’identité nationale. Étant donné que le système automatisé de réception de demandes n’accepte pas plusieurs candidatures avec le même numéro, l’une des demandes a été annulée, a-t-il précisé. Il a aussi indiqué que ce dossier sera soumis au parquet pour déterminer s’il y eu falsification de la carte d’identité nationale pour obtenir deux inscriptions à l’examen.

Par ailleurs, M. Ouahbi a démenti sa démission du poste de secrétaire général du PAM suite à la polémique suscitée par cet examen, assurant qu’il travaille aussi bien au sein du parti que dans le gouvernement dans un climat empreint de soutien, de collaboration et d’entente.



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