Extravagances sans limites des militaires algériens

A ALGER, ON TOUCHE LE FOND DU RIDICULE

Mais qu’est-ce donc ce charabia et ce délire? La junte militaire algérienne a vu dans le projet de l’offre publique d’achat de l’Emirati TAQA sur une «manoeuvre» en vue d’une mainmise sur le gaz algérien.


Heureusement que le ridicule ne tue pas ! En Algérie, le régime militaire trinque à la moindre information qui a trait, même de loin, au Maroc. Tellement que cela devient maladivement hystérique! Le pire, c’est qu’on finit, tôt ou tard, par croire à ses propres mensonges. Les faits, d’abord. Des médias algériens à la botte de la junte militaire ont vu dans le projet de l’offre publique d’achat (OPA) du groupe émirati TAQA, contrôlé par le gouvernement d’Abou Dhabi, sur la société gazière Naturgy, entreprise espagnole publique qui contrôle 50% du gazoduc Medgaz qui alimente directement l’Espagne en gaz depuis l’Algérie, une «manoeuvre du Makhzen».

Beaucoup se poseront cette question on ne peut plus logique: mais parbleu, quel est le rapport avec le Maroc? Surtout que la société publique algérienne des hydrocarbures Sonatrach est présente dans le tour de table de Naturgy avec 3,85% des actions, et que les principaux autres actionnaires sont le holding espagnol Criteria Caixa (27%), le fonds australien IFM (15%), le fonds britannique CVC (20,7%) et le fonds américain GIP (20,6%).

Des bribes de réponse ont été apportées par Echouroukonline dans son édition du 21 avril 2024. Le journal algérien parle d’une «flagrante manoeuvre maroco-émiratie» destinée à s’emparer de Naturgy. Comment ? «Son objectif est de contourner les avertissements de l’Algérie à Madrid et d’approvisionner le royaume en gaz algérien après le rachat du géant espagnol », explique le média algérien, «briffé» par quelques caporaux «lumières » de l’establishment militaire.

Et d’ajouter que «le royaume alaouite est confronté à de grandes difficultés dans la production d’électricité, dans un contexte de pénurie de gaz liquéfié et de prix élevés qui ont atteint des niveaux records après que l’Algérie a fermé le gazoduc Maghreb-Europe». Dans un autre article illustré par une photo du Roi Mohammed VI et du président des Emirats arabes unis, Cheikh Mohammed Ben Zayed, le média algérien Patrie News a laissé libre cours à son imagination pour inventer une présumée complicité entre Rabat et Abu Dhabi.


Déjà, en avril 2022, le ministre algérien de l’Energie avait mis en garde le gouvernement espagnol contre l’acheminement vers le Maroc d’une partie des livraisons du gaz naturel algérien à l’Espagne.

Il a été formel et catégorique quand il a déclaré qu’une telle initiative sera prise pour un manquement aux engagements contractuels, et que, par ricochet, elle pourrait aboutir à la rupture du contrat liant la Sonatrach à ses clients espagnols.

En procédant de la sorte, le régime algérien croyait, dur comme fer, à l’époque, qu’il allait mettre à genoux le Maroc, en le privant d’une importante source d’énergie, ce qui finira, de cause à effet, par paralyser son économie. Or, ses «voeux» maléfiques se sont révélées des voeux chimériques. Le Maroc réceptionne depuis l’Espagne, via un tronçon du même gazoduc Maghreb-Europe, tous ses besoins en gaz naturel gazéifié.

Le Royaume est devenue, depuis, le premier client du voisin ibérique. C’est dire que le régime algérien s’agite pour rien ou plutôt pour faire diversion et détourner l’attention de la crise sociale, économique et politique que vit l’Algérie et qui suffoquent les Algériens.

TAQA, Naturgy… Mais qu’est-ce donc ce charabia ? C’est simple. Il y a le feu quelque part. C’est en Algérie, assurément. La junte militaire n’a plus rien pour masquer ses déboires en interne et ses échecs diplomatiques en Afrique qu’en s’en prenant au Maroc. Même de la manière la plus abracadabrantesque qui soit !.

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