Coup d'envoi de la 6ème Rencontre internationale de l'Université ouverte de Dakhla

La 6ème rencontre internationale de l'Université ouverte de Dakhla, placée sous le thème "Repenser l'Afrique au XXIème siècle", a entamé ses travaux jeudi, avec la participation d’environ 39 pays.

Organisée sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette rencontre s'inscrit dans le cadre d’initiatives visant à débattre de diverses questions liées au développement en Afrique et aux enjeux qui en résultent à travers une approche académique, politique et scientifique.

Par ailleurs, cette rencontre, qui se poursuivra jusqu'au 8 décembre, entre dans le cadre d'une démarche lancée par l'Université ouverte de Dakhla depuis sa création en 2010 pour discuter des problèmes actuels en Afrique et dans le monde, ainsi que pour échanger les points de vue entre une cinquantaine d'universitaires et d'experts du monde entier. La rencontre qui se veut une plate-forme de discussion sur tous les problèmes et défis auxquels le continent africain est confronté, connaît la participation de plusieurs institutions régionales et internationales et d'enseignants-chercheurs spécialisés dans les questions de développement de l’Afrique. Le programme de la rencontre comprend des sessions et des ateliers parallèles qui vont porter sur différents thèmes notamment "L'état des études et des recherches sur l'Afrique par les Africains", "Regards non africains sur les problématiques majeures de l'Afrique", "L'Afrique et le reste du monde" et "L’intégration économique en Afrique: bilan et perspectives".

Dans un mot d'ouverture, le président de l'Association d'Etudes et de Recherches pour le Développement et président de l'Université ouverte de Dakhla, Driss Guerraoui, a souligné que le choix du thème de cette rencontre s'inscrit dans le cadre des efforts de l'Université pour aborder la situation actuelle en Afrique et anticiper les dangers et les défis à venir pour leurs citoyens. Dans le cadre d'un nouveau système mondial caractérisé par l'émergence et le développement de nouveaux dangers et d'une nouvelle génération de guerres et de crises, le continent africain est confronté à d'énormes défis sur tous les niveaux (politiques, économiques, sociaux et culturels ...), a-t-il ajouté notant que devant cette situation, l'Afrique se trouve confrontée à un nouveau genre d'enjeux par rapport aux questions de développement, de stabilité, de paix, d'intégration régionale, ainsi qu'au niveau des liens du continent avec le monde. Il a par ailleurs relevé que la ville de Dakhla est devenue un lieu de la pensée et la connaissance et une interface d'échange entre les universitaires, les experts et les acteurs du développement du monde entier qui ont instauré par le biais de cette Université ouverte un réseau de dialogue, d'échange d'expertises et de partage d'expériences.

L'ouverture de cette rencontre a été marquée par la signature de conventions de partenariat visant à approfondir la réflexion sur des questions liées à la promotion des secteurs économique, social et environnemental au niveau régional. La première convention, signée entre l'Université Ouverte de Dakhla et la fondation gabonaise pour la protection sociale, le bien-être, la mer et les espaces maritimes, vise à renforcer la coopération entre les deux parties dans les domaines liés à l’environnement et à la protection sociale, à l'organisation d'activités conjointes dans les domaines précités, ainsi qu'à l'échange d’expertises et de visites entre les membres de l'université ouverte et la fondation gabonaise . La deuxième convention, signée entre l’Université ouverte de Dakhla et l'Association Internationale des Économistes de Langue Française, porte sur l'organisation des activités et des colloques scientifiques et l'encouragement de la recherche. Elle prévoit aussi l’organisation de la prochaine conférence internationale de cette association internationale à Dakhla, ainsi que des formations au profit des universités et des instituts spécialisés dans le domaine économique. La convention a également pour objectif le renforcement des capacités scientifiques et techniques de la région de Dakhla-Oued-Eddahab. Par la même occasion, il a été procédé à la remise des "prix de la Compétitivité et du partenariat Université-Entreprise". Le premier prix a été ainsi décerné à la Faculté des Sciences et Techniques relevant de l'Université Hassan 1er de Settat, et l'entreprise A2 industries. Le deuxième prix est revenu à l'université Mohammed 1er d'Oujda et la startup Atlas Space alors que le troisième prix a été remporté par la faculté des Sciences relevant de l'université Chouaib Doukkali d'El Jadida et le Groupe OCP.

En marge de cette rencontre, des visites de terrain sont également prévues pour présenter aux participants les projets de développement que connaît la région de Dakhla.

La cérémonie d’ouverture de cette rencontre s’est déroulée en présence notamment du ministre de l'Industrie, du commerce et de l'économie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy, de l’ambassadeur-directeur général de l'Agence Marocaine de coopération internationale, Mohamed Methqal, du wali de la région de Dakhla Oued Eddahab et gouverneur de la province d'Oued Eddahab, Lamine Benomar, du président du Conseil de la région, El Khattat Yanja, des élus, des responsables des services extérieurs, et d'acteurs économiques et associatifs.

Ont pris part également à cette cérémonie d'ouverture, le président du Forum d'Assilah, Mohamed Benaissa , l’ancien ambassadeur et ex-secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée (UpM), Fathallah Sijilmassi, le Directeur exécutif de l'Institut des futurs africains, le président de l'Association internationale francophone d'intelligence économique et le président de l'Association Internationale des Économistes de Langue Française (AIELF).

Par : Yosra Bougarba


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