Transparency : 1 sur 3 Marocains a eu recours à la corruption


Le Maroc, classé 97e sur 180, marque le pas dans la lutte contre la corruption avec un score de 38 sur 100, selon l'Indice de perception de la corruption 2023 de Transparency International.

Cet indice de perception de la corruption 2023, dévoilé ce mardi 29 janvier 2024, sonne l'alarme avec une stagnation à la 97e place sur 180 pays . En dépit d'une lutte acharnée contre ce fléau, le Maroc peine à décoller, se retrouvant devancé par ses voisins du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, tels que les Emirats arabes unis ou la Tunisie, mais restant devant l'Algérie et l'Egypte dans cette course contre la corruption.


Le constat est sans appel : plus de la moitié des Marocains perçoivent une augmentation de la corruption, et un sur trois admet y avoir recours pour accéder aux services publics. Cette réalité reflète un malaise global, où la corruption et l'impunité se nourrissent mutuellement, creusant un fossé entre les citoyens et les institutions censées les protéger.

Le rapport souligne une tendance inquiétante à l'affaiblissement des systèmes judiciaires depuis 2016, compromettant la responsabilité des agents publics et ouvrant la porte à des pratiques corruptives généralisées. Les pots-de-vin et les abus de pouvoir ne sont pas l'apanage des pays en bas du classement ; même les nations les mieux notées ne sont pas exemptes de ce mal, impliquées dans des affaires de corruption transfrontalière.

Transparency International appelle à une prise de conscience urgente : la lutte contre la corruption exige des systèmes judiciaires forts, capables de sanctionner les coupables et de garantir une gouvernance transparente et équitable. 

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