33ème forum Crans Montana: La souveraineté économique de l'Afrique à l'honneur

La 33ème session extraordinaire du Crans Montana Forum Africa, placée autour de la thématique «le monde à l'heure de la souveraineté économique de l’Afrique», s’est ouverte, le 30 juin 2022, à Bruxelles, avec la participation du Maroc. Trois jours durant, cette session extraordinaire du forum débattra de la construction d’un nouveau partenariat Afrique-Europe, des défis sécuritaires, du renforcement des systèmes de santé publique, du financement de l’investissement public et de la place de la femme africaine dans la lutte pour la sécurité alimentaire.

La séance inaugurale de ce forum, qui a invité des personnalités africaines pour échanger avec des hauts représentants des institutions européennes, d’organisations internationales, ainsi qu’avec des autorités officielles et milieux d’affaires du monde, a été marquée par la participation du ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour. Cette session extraordinaire tend à «créer un réseau international pour soutenir les efforts des pays africains, qui prônent une nouvelle feuille de route, basée sur la bonne gouvernance, le développement humain, l'innovation et la quête de souveraineté économique».

«Avec la pandémie du Covid19, la guerre en Europe, la crise économique et financière qui s’annonce, le monde est aujourd’hui dans une situation extrêmement grave», a affirmé Jean-Paul Carteron, président-fondateur du Forum de Crans Montana. Estimant que «l’une des premières conclusions que nous tirons de cette situation est que le monde se trouve aujourd’hui au terme de cette mondialisation et cette dérégulation effrénées», M. Carteron a souligné que «seule une bonne gouvernance étatique est capable de nous permettre de faire face à ce dérèglement et aux multiples crises qui surviennent». «Face à la faillite du rôle de la communauté internationale pour affronter les multiples difficultés qui surgissent, l’Afrique, qui a subi directement les dommages et les conséquences des crises, a besoin aujourd’hui de récupérer et de s’imposer», a-t-il dit.

Selon lui, «l’Afrique ne peut plus être le dernier wagon du train des relations internationales». Il convient aujourd’hui, a-t-il plaidé, de «réfléchir à comment transformer la résilience en opportunités pour que le continent s’impose en acteur incontournable des décisions internationales».