Déjà 28 consulats au Sahara marocain: Un nouveau hub diplomatique dans les provinces méridionales


Depuis un peu plus de trois ans, le nombre de représentations ne cesse d’augmenter au sud du Royaume, avec bientôt aussi celle d’Israël.

Et de 29. Avec la décision d’Israël de se doter, dans le cadre de la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur son Sahara, d’un consulat dans la ville de Dakhla, l’État hébreu s’apprête à porter à une bonne trentaine le nombre de représentations diplomatiques ouvertes depuis décembre 2019 dans les provinces du Sud du Royaume.

Dans le détail, Dakhla elle-même en compte déjà seize, tandis que les douze autres se trouvent quelque 500km plus au nord, dans la ville de Laâyoune, chef-lieu officieux du Sahara marocain. Mais qui dispose donc de ces représentations? Dans le lot, on trouve bien évidemment, en premier lieu, les pays arabes et africains “frères”, comme le veut l’expression d’usage. Ils s’en accaparent, au total, une portion de 86%. Le premier pays à avoir inauguré son consulat, et ce en présence de son ministre des Affaires étrangères -Mohamed El-Amine Souef-, est d’ailleurs arabe et africain à la fois, à savoir les Comores.

Question hautement sensible
Puis il fallut encore seize autres avant que ce ne soit en décembre 2020 au tour des Amériques, par le biais de Haïti, de mettre en place son propre consulat. Depuis s’y est également ajouté, en janvier 2022, l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO), qui compte pas moins de sept pays situés, comme l’indique le nom de cette dernière, dans les Petites Antilles.

Et ensuite, en mai et décembre 2022, le Suriname et le Guatémala. Mais soit dit en passant, il manque encore le client sans doute le plus important, qui n’est autre que les États-Unis: dès que le président américain Donald Trump avait, en décembre 2020, pris sur lui d’appuyer la marocanité du Sahara marocain, son administration avait en même temps annoncé la construction d’un consulat à Dakhla. Mais celui-ci n’a pas encore vu le jour du fait de l’activisme forcené mené au sein du Congrès, le parlement américain, par les lobbys pro-séparatistes pour ne pas apporter d’enveloppe financière à cela.

Les observateurs estiment toutefois que ce n’est que partie remise et qu’avec le pas franchi avec Tel-Aviv, on pourrait très bien assister à un revirement à ce propos. En outre, il faut noter qu’un pays comme l’Espagne, qui bien qu’elle considère officiellement depuis mars 2022 l’initiative pour la négociation d’autonomie comme la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution du différend autour du Sahara marocain, n’a jamais fait mention d’un consulat alors même que sa position pourrait y ouvrir la voie.

Au passage, La République en marche (LREM), le parti du président français Emmanuel Macron, avait procédé en avril 2021 à installer une section à Dakhla, mais Paris avait aussitôt pris ses distances et avait parlé, par la voix de son secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, d’“une initiative prise localement que [le gouvernement français] regrette et qui ne change rien à la position de la France sur cette question hautement sensible”. Dommage pour la France, qui se trouve encore une fois à rater le coche, comme à de nombreuses reprises sous M. Macron.

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