2023, une année sombre : Adieu tristesse

On ne la regrettera pas pour autant cette année 2023 qui a vu les crises se succéder et se ressembler. On peut tout de même garder espoir d’un avenir apaisé en 2024.


L’année 2023 nous fait ses adieux. Elle a été marquée par des événements géostratégiques qui ont eu des incidences directes sur l’économie nationale, traduites par des pressions inflationnistes sur les prix des hydrocarbures et les denrées alimentaires de première nécessité. Une véritable épée de Damoclès sur le pouvoir d’achat des ménages! La guerre que mène la Russie en Ukraine, depuis bientôt deux ans nous a surpris par l’étendue de ses conséquences fâcheuses qui se sont installées sans crier gare. Une situation qui a été exaspérée par une vague de sécheresse comme on n’en a jamais vu depuis plus de trente ans, ce qui a fait planer sous nos cieux le spectre d’une pénurie d’eau sérieuse.

Le dialogue social, pratiquement dans l’impasse, n’a pas aidé à jouer le rôle de garde-fous pour juguler la cherté de la vie, par une augmentation des salaires qui ne suivent pas les prix à la consommation galopants. A ces facteurs à la fois endogènes et exogènes s’est greffé un drame survenu le 8 septembre. Le Maroc a été secoué par un séisme, le plus violent depuis au moins un siècle. Le bilan des pertes humaines et des dégâts matériels était lourd. A peine le programme de réhabilitation des zones sinistrées dont Al-Haouz -épicentre du tremblement de terre- lancé, une lueur d’espoir et d’optimisme est venue adoucir une atmosphère morbide et morose. Il s’agissait de la décision de la FIFA d’octroyer au Maroc la co-organisation de la Coupe du monde de football 2030, aux côtés de l’Espagne et du Portugal.


Mais cette année écoulée était persistante à nous rappeler que la malchance nous guette et nous rattrape. Une grève des enseignants s’est enclenchée début octobre, menaçant d’une année blanche pour les élèves du secteur public. Quelques jours après, la question palestinienne est devenue le sujet par excellence de l’actualité internationale. La date fatidique du 7 octobre a consacré une nouvelle donne dans les rapports de force internationaux. La branche armée de Hamas, ce mouvement palestinien de résistance jusque-là sous-estimé, réussit à déstabiliser Israël, la première puissance régionale, en menant la spectaculaire opération «Déluge Al Aqsa».

La riposte israélienne à travers l’opération «Sabres d’acier» a ciblé des milliers de civils palestiniens dans la bande de Gaza, dont principalement des enfants et des femmes, devant un silence complice des Etats-Unis et de ses alliés occidentaux. Une solidarité inconditionnée et inconditionnelle avec Tel-Aviv qui a montré le vrai visage du monde civilisé qui encourage et participe à des tueries contre des innocents. Le Roi Mohammed VI étant le président du comité Al Qods, le Maroc a condamné avec véhémence les agressions à l’aveugle de l’armée israélienne contre le peuple palestinien.

Il a rappelé, mordicus, la solution à deux Etats, en exhortant les grandes puissances de l’adopter comme seule issue au conflit. Le Royaume a toujours assumé son rôle dans la lutte pour la reconnaissance d’un Etat palestinien avec comme capitale Al Qods. C’est dire que l’accord tripartite qui a lié le Maroc aux Etats-Unis et à Israël, le 20 décembre 2020, n’a pas influé la nature de cette cause ni influencé la position du Maroc vis-à-vis de la Palestine et de la cause palestinienne. Celle-ci demeure, quoiqu’il advienne, inchangée. Tout bien pensé, on ne la regrettera pas pour autant cette année 2023. Celle qui la succède, 2024, pointe avec ses gros sabots. On peut tout de même garder quelques raisons d’espérer un avenir plus apaisé

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