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2021, l'année de l'espérance... mais avec prudence

S’ACCORDER SUR UN MONDE DÉSIRABLE ET OEUVRER À SA RÉALISATION.

Le «monde d’après 2020», comment sera-t-il? À la réflexion, deux trajectoires sont possibles. Nous laissons de côté le scenario pessimiste qui, au vu des conséquences de la pandémie de Covid-19 et la crise qu’elle a suscitée, laisse entrevoir une année 2021 pleine de périls, pour ne retenir que le scénario optimiste. Aussi pour certains commentateurs, la période qui s’ouvre sera celle ou l’intelligence artificielle, le télétravail, la télémédecine, ouvriraient un nouveau cycle de croissance.

Elle sera aussi celle où la vaccination va contribuer à réduire de l’impact de la pandémie. Sans oublier qu’elle peut également annoncer l’ère où les différents gouvernements vont multiplier leurs efforts pour lutter contre le dérèglement climatique. Ces dossiers sont, donc, urgents à régler si on veut espérer dépasser sans beaucoup de dégâts la crise sanitaire de 2020 et s’engager dans la voie de l’espérance. Certes, certains esprits chagrinés vont nous dire qu’il ne faut trop rêver.

L’ère de cette digitalisation heureuse n’est pas pour demain, car, disent-ils, la société numérique continuerait de concentrer les richesses dans les mains de quelques groupes puissants et la percolation tant attendue de la prospérité ne se produirait pas. La lutte contre le réchauffement climatique pourrait aussi échouer, car aucun dirigeant n’aurait l’audace de bousculer les habitudes de ses concitoyens au profit du climat. Ils nous annoncent également que les énergies renouvelables ne parviendraient pas à s’imposer, faute d’une demande sociale aussi intense que celle que la pandémie a suscitée pour le vaccin.

Et si l’optimisme ne va pas venir justement du côté de ces campagnes de vaccination qui ont démarré presque partout dans le monde. A condition qu’elles ne se déroulent pas dans un climat de suspicion. Ainsi, on peut espérer que 2021 sera, non seulement une année cruciale dans la lutte contre le covid-19, mais aussi une année cruciale dans la lutte contre le dérèglement climatique.

Année 2021, ou, si les conditions sanitaires le permettent, devrait être jalonnée par une série de rencontres favorables à une accélération de l’action. Les Etats doivent se retrouver début juin à Bonn en Allemagne pour une première session de négociations climatiques, avant une pré-COP organisée en Italie fin septembre, début octobre. Joe Biden, définitivement élu président des Etats- Unis par le congrès américain, a également promis de convoquer un sommet international dans les cent premiers jours de son mandat.

Les sommets du G7 et du G20, dont le Royaume- Uni et l’Italie assurent respectivement la présidence, pourraient eux aussi constituer des moments clés pour avancer sur le climat. Il est désormais permis d’espérer, même si avec prudence. Histoire de sortir de cette vision fataliste, suite aux conséquences désastreuses provoquées par la pandémie du Covid-19.

Une fois passé l’effet de sidération de l’année 2020, il s’agira, alors, de reprendre la main sur le cours de choses. Malgré la fatigue et l’accablement, il faudra fuir la résignation. Et ce malgré, ceux qui continuent à imaginer d’autres scénarios, plus catastrophiques ou plus glorieux.