17ème édition du festival Timitar d'Agadir

La perle du Souss retrouve la joie de vivre

Après deux années d’arrêt suite à la pandémie, le festival Timitar revient cette année avec une programmation artistique riche et variée, au grand bonheur des habitants et des visiteurs de la région.

Une ambiance festive et particulièrement enflammée régnait, vendredi 15 juillet 2022, à Agadir à l’ouverture de la 17ème édition du festival «Timitar: Signes et Culture». Suspendu pendant deux ans en raison de la pandémie, à l’instar de tous les grands festivals du Royaume, Timitar est le rendez-vous artistique et culturel incontournable qu’attendaient avec impatience les habitants de la perle du Souss pour décompresser et éliminer le stress occasionné par les longues restrictions du Covid-19.

Fidèle à sa devise: «les musiques amazighes accueillent les musiques du monde», ce carrefour de deux jours, initié sous le haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, propose cette année 16 spectacles animés par plus de 50 artistes. À la place Al Amal, au coeur de la ville, une foule des grands jours a convergé pour suivre la soirée d’ouverture marquée par des concerts hauts en couleurs donnés par les vedettes Rayssa Fatima Tabâamrant, Zina Daoudia, DJ Suraj (Kenya) et Youssef Akdim.

Diversité culturelle nationale
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités politiques nationales, notamment le Chef du gouvernement et président du conseil communal d’Agadir, Aziz Akhannouch, le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mehdi Bensaïd, et la ministre du Tourisme, Fatim-Zahra Ammor.

Plus de 400.000 spectateurs ont assisté à cette édition, dont le rideau est tombé samedi soir. La foule en liesse à la place Al Amal, a chanté en choeur les tubes du groupe mythique Oudaden, qui l’ont emportée dans un voyage sublime de rythmes et de sonorités ancrés dans l’ADN de la région du Souss et au-delà. Les shows des deux artistes Hatim Amor et Abdelaziz Stati furent aussi des moments forts du festival.

Selon les organisateurs, Timitar oeuvre activement pour la promotion de la diversité culturelle nationale, notamment les cultures régionales du Souss-Massa, tout en véhiculant les valeurs de paix, de tolérance, d’échange et de vivre-ensemble. Ce festival, qui constitue un hymne à la tolérance et au vivre-ensemble et un véritable carrefour d’échange où la musique, devient le langage d’une pensée universelle qui véhicule les valeurs de paix et de coexistence entre les peuples.

Cette année, Timitar encourage plusieurs travaux et manifestations culturelles, dont le forum sur la valorisation de l’art des Rways avec la présentation du livre, «Voyage dans l’univers des Rways», dans la perspective de l’inscription de cet art authentique à la liste du patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Dans le cadre du soutien à la musique amazighe, le festival Timitar apporte un appui à la production du nouvel album de l’artiste rappeur Jamal Rass Derb. L’album, baptisé «Tifawine», valorise le patrimoine ancestral amazigh, notamment l’art de tandamt. Classé en 2014 parmi les 25 meilleurs festivals internationaux du monde par le prestigieux magazine anglais Songlines, Timitar se veut un melting-pot où se mêlent cultures et traditions par le lien musical universel.