Dépêche
Accueil » Dernière minute » Qui veut nous brouiller avec le Golfe?

Qui veut nous brouiller avec le Golfe?

©ph:DR

Manoeuvres sournoises pour isoler le Maroc des pays de la péninsule arabique

Certains milieux s’activent depuis quelques mois pour couper les ponts entre le Maroc et les pays du Golfe.

En dépit du conflit opposant le Qatar à l’Arabie saoudite, aux Émirats arabes unies et à Bahreïn, le Maroc a su tirer son épingle du jeu, à telle enseigne que le roi Mohammed VI avait été, le 12 novembre 2017, la première personne à rallier Doha depuis le territoire saoudien, émirati ou bahreïni depuis le déclenchement de la crise le 5 juin. Le Souverain avait, à cette occasion, été surnommé «le briseur du blocus » par la presse qatarie.

Cette attitude n’a cependant pas l’air de plaire à tout le monde, puisqu’en même temps on semble s’activer dans certains milieux pour que les ponts soient coupés entre le Royaume et les pays du Golfe concernés. Premier incident: lors de son séjour à Doha, Mohammed VI s’était vu remettre par le commerçant d’un souk où il s’était rendu une écharpe blanche, qu’il avait arborée face aux objectifs présents. Un petit malin s’était cependant saisi d’une des photos prises pour inscrire sur l’écharpe «Vous avez le monde, nous avons Tamim», en référence à l’émir Tamim du Qatar; ce qui revient à une petite pique à l’encontre des dirigeants des autres pays. Le conseiller du Roi, Yassir Znagui, avait alors fustigé un «grotesque montage», également dénoncé quelques jours plus tard par la maison royale du Qatar. Plus récemment encore, et suite à la décision prise, le 12 janvier 2018, par le Maroc de libéraliser le dirham, un tweet de Saoud Al-Qahtani, conseiller du prince Mohammed Ben Salmane d’Arabie saoudite, avait émergé sur le net, disant comme quoi cette libéralisation allait faire chuter la monnaie nationale et par là même réduire le prix des Marocaines.

Le tweet était cela dit, tout simplement, un faux. Mais c’est dire si une véritable campagne est sournoisement menée sous le boisseau pour faire éclater les relations entre le Maroc et les pays du Moyen- Orient; chose qui, le 25 janvier, avait fait sortir le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, de ses gonds. «Personne ne peut porter atteinte aux relations solides entre le Royaume du Maroc et le Royaume frère d’Arabie saoudite et ce, en dépit de certains agissements inacceptables qui sont parfois commis par des supports médiatiques à travers la publication d’articles ou de dessins malveillants,» avait-il déclaré au journal électronique Médias24.

“Agissements inacceptables”
Le 24 décembre, M. Bourita, accompagné du ministre de l’Économie et des Finances Mohamed Boussaïd, s’était justement rendu à Riyad, où il avait été reçu par Salmane ben Abdelaziz. À cette occasion, il avait transmis au souverain saoudien une lettre de Mohammed VI, dont la teneur n’avait toutefois pas été révélée. Il avait par ailleurs eu des entretiens avec son homologue Adel Al-Jubeir, où furent notamment évoqués les relations bilatérales et les derniers développements sur la scène régionale et internationale. Dans le discours qu’il avait adressé en avril 2016 au premier sommet Maroc-pays du Golfe à Dariya, Mohammed VI avait affirmé que le Royaume considérait la sécurité et la stabilité des monarchies de la péninsule arabique comme étant indissociables de la sienne, et que «ce qui vous porte préjudice nous affecte aussi et ce qui nous touche vous touche également».

NEWSLETTER MAROC HEBDO.

Entrez votre adresse e-mail

S'abonner à  la Newsletter !