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La vérité sur le phosphate marocain saisi en Afrique du Sud

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Le Polisario s’enfonce

Le Front Polisario commence décidément  à manquer d’imagination.  Sans doute que l’organisation séparatiste,  qui revendique la partie  du Sahara marocain anciennement  colonisée par l’Espagne, reste encore  sonnée par la gifle que vient de lui asséner  le Conseil de sécurité de l’Organisation des  Nations unies (ONU) en l’obligeant, le samedi  29 avril 2017, à se retirer de la zone tampon  de Guergarat, à la frontière sud du Maroc. Sa  dernière extravagance? Essayer de faire saisir  une cargaison de phosphates provenant du  Sahara marocain. Le motif? Ladite cargaison  aurait été “illégalement” extraite. Vous avez  bien lu: le Maroc n’a pas le droit d’exploiter  ses ressources naturelles. On avait, hélas,  connu conflit plus sérieux. Pour comprendre ce qui s’est passé, il faut remonter au lundi  1er mai 2017. Ce jour-là, un cargo transportant  50.000 tonnes de phosphates depuis la ville de  Laâyoune, chef-lieu du Sahara marocain, en  direction de la Nouvelle-Zélande transite par  Port Elizabeth, en Afrique du Sud. Sur place, il  s’adonne à de routinières opérations de soute.

L’OCP confiant
Pendant ce temps, le représentant du Polisario  dans le pays, Radhi Al-Bachir Asghayar, est  mis au parfum. Sentant là une occasion inespérée  de fomenter une crise entre l’Afrique du  Sud et le Maroc, dont les relations sont déjà,  il est vrai, exécrables en raison justement du  soutien du président sud-africain Jacob Zuma  au front séparatiste, il se dépêche aussitôt à  Port Elizabeth, dont il saisit la justice locale.  Carrément, il demande à ce que le phosphate  reste à quai. La justice, qui doit suivre la procédure  en vigueur, acquiesce: elle ordonne la saisie conservatoire de la cargaison. Plus clairement,  il s’agit de garder sous la main le phosphate  le temps d’aller plus loin dans le dossier.

On est bien loin des vivats colportés ici et là  de par la webosphère polisarienne. Dans son  droit, le groupe OCP, qui avait réalisé l’extraction  du phosphate, est d’ailleurs confiant. “La  justice sud-africaine est reconnue pour son indépendance,  tient à préciser Mohamed Soual,  directeur conseiller du président-directeur  général du groupe, Mostafa Terrab. Il ne faut  pas confondre la position du pouvoir exécutif  avec une procédure judiciaire de routine.” Pour  appuyer leur défense, les avocats du groupe  OCP devraient notamment ressortir un avis de  2002 de l’ancien conseiller juridique de l’Organisation  des Nations unies (ONU), Hans Corell,  qui avait limpidement démontré que l’exploitation  des ressources naturelles du Sahara marocain s’inscrivait effectivement dans la légalité  internationale du moment qu’elle profitait aux  populations de la région.

“Si les ressources de territoires non autonomes  sont exploitées au bénéfice des peuples de  ces territoires, en leur nom, ou en consultation  avec leurs représentants, cette exploitation  est considérée comme compatible avec les  obligations qui incombent aux puissances administrantes  en vertu de la Charte et conforme  aux résolutions de l’Assemblée générale, ainsi  qu’au principe de la “souveraineté permanente  sur les ressources naturelles” qui y est consacré”,  détaillait-il. A cet égard, il faut rappeler que  le groupe OCP a depuis 2002 mis en place une  filiale au Sahara marocain, à savoir Phosboucraâ,  dont les bénéfices, et même plus, sont directement  réinjectés aux fins de contribuer au  développement de la région. Le Polisario devra  repasser pour convaincre de ses chimères.

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