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La vache à lait de l’État

Les impôts ont totalisé plus de 200 milliards de dirhams en 2017

Après une cure de modernisation opérée par son patron, Omar Faraj, la Direction générale des impôts annonce des recettes fiscales records. Une tendance qui va se confirmer en 2018 vu la perspective d’une bonne croissance économique.

L’année 2017 s’est clôturée sur une situation plutôt détendue des finances publiques. Alors que le déficit budgétaire avait atteint des niveaux alarmants en 2012, totalisant 62 milliards de dirhams, le gouvernement se réjouit d’une baisse conséquente de ce déficit, ramené à seulement 37 milliards de dirhams, à fin 2017.

Outre les dons généreux des pays du Golfe, ayant totalisé 9,5 milliards de dirhams en 2017, contre 7 milliards en 2016, les finances publiques se sont rafraîchies grâce au bon comportement des recettes fiscales, qui se sont chiffrées à 200,5 milliards de dirhams en 2017, soit une augmentation de 6% par rapport à 2016. Les recettes fiscales se répartissent entre 60 milliards de dirhams pour les recettes douanières et 129 milliards pour la fiscalité domestique.

Celle-ci a été marquée, notamment, par une bonne tenue de l’impôt sur les sociétés (IS), dont les recettes ont atteint 50 milliards de dirhams, en augmentation de 16,3%, due en grande partie aux bons résultats financiers du secteur financier, des sociétés pétrolières, de l’Agence nationale de la conservation foncière, des cimenteries, des sucriers et des sociétés de télécommunications.

Les recettes de l’impôt sur le revenu ont, quant à elles, évolué à un rythme relativement lent (0,7%, à 39,3 milliards), au moment où les recettes générées par la TVA à l’intérieur ont progressé de 8,1%, à 20,9 milliards de dirhams. Par contre, les recettes provenant des droits d’enregistrement et du timbre ont reculé de 1%, s’élevant à 15,7 milliards de dirhams. Ces droits vont probablement continuer à baisser en 2018 après l’annulation du timbre de 20 dirhams jusque-là exigé pour accomplir les formalités administratives.

Contrôles à l’improviste
Il faut dire que l’administration fiscale s’est considérablement modernisée après l’arrivée à sa tête de Omar Faraj, début 2015. Décrit comme un homme de dialogue et de consensus, le patron du fisc a hissé la Direction des impôts au rang des administrations publiques les plus performantes. Télé déclarations d’impôts, optimisation fiscale, proximité avec les entreprises et contrôles fiscaux à l’improviste, le fisc ne cesse ainsi d’innover pour améliorer la qualité des services, mais surtout être plus proche des contribuables.

Pour l’année 2018, les experts prévoient encore une augmentation des recettes fiscales de l’ordre de 8% en raison d’une croissance économique importante prévue cette année. Une croissance destinée à booster les résultats financiers des sociétés et, dans une moindre mesure, les revenus des particuliers.

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