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Une délégation du Front Polisario en Russie

La délégation du Polisario reçue par le responsable russe Mikhaïl Bogdanov - © DR

La délégation du Polisario reçue par le responsable russe Mikhaïl Bogdanov – © DR

Coup de froid avec Moscou

[quote font= »1″]Crise. Sur fond de conflit du Sahara, les relations entre le Maroc et  la Russie semblent se crisper. La Russie ferait pression auprès du  Maroc pour forcer une solution.[/quote]

Que se passe-t-il entre le  Maroc et la Russie? Voilà  quelques semaines, tout  semblait aller bien  entre les deux pays. Le 19 mars  2015, Abdelkader Lachhab,  l’ambassadeur du Maroc dans  la capitale de la Russie, Moscou,  annonçait qu’une visite du roi  Mohammed VI «est en cours de  préparation».
Cette visite ne serait cependant  plus d’actualité. La raison,  avancent des sources  diplomatiques, l’accueil réservé  en février 2014 à une délégation  du Front Polisario, réclamant la  séparation de la partie occidentale  du Sahara, sous souveraineté  marocaine, à Moscou. S’en était  suivie une réunion avec le sousministre  des Affaires étrangères  russe, Mikhaïl Bogdanov, à  l’issue de laquelle le ministère  russe des Affaires étrangères  s’était fendu d’un communiqué  faisant mention de «son soutien  à une solution mutuellement  acceptable» par le Polisario et le  Maroc, avait rapporté l’agence de  presse séparatiste, Sahara Press  Service (SPS). Rien d’inhabituel  néanmoins; cette position étant  celle de la Russie depuis toujours.

Diplomatie “plus active”
Cela étant, la Russie aurait en plus  depuis lors fait pression auprès du  Maroc pour forcer une solution.  C’est ce qui ressort du moins des déclarations de Khatri Addouh,  “président” du “Conseil national  sahraoui”, le “parlement” du  Polisario, dans des déclarations à la  presse algérienne. Dans sa livraison  du 2 avril 2015, le quotidien El  Watan rapporte que M. Addouh  avait «salué le soutien de la Russie  à la question sahraouie» et qu’il  avait déclaré que le Polisario  «espère» que ce qu’il qualifie  de «nouvelle position russe»  influerait. Auparavant, il avait  souligné que «depuis deux mois,  le Maroc fait l’objet de pressions  de la part des pays amis». Faisait-il  entre autres allusion à la Russie?  Dans une tribune en février 2015  dans le journal électronique  Al-Monitor, le directeur de  l’Institut d’études orientales de  l’académie des sciences de Russie,  Vitaly Naoumkine, lequel avait  également reçu la délégation du  Polisario à Moscou, avait expliqué  que la capitale de la Russie  avait inauguré une approche  diplomatique «plus active»  s’agissant du conflit du Sahara  et qu’elle ambitionnait «de jeter  les bases pour des solutions qui  correspondent aux intérêts de la  Russie». Il avait noté cependant  comme l’avait relevé par ailleurs  M. Bogdanov que la Russie  «continue» toutefois «à oeuvrer  avec toutes les parties intéressées».
En juillet 2014 dans son discours  du trône, le roi Mohammed VI  avait affirmé qu’il oeuvrait «à  consolider les relations séculaires  qui unissent» le Maroc à la Russie.  Il avait fait part de son ambition  d’«approfondir la dimension  économique du partenariat» avec  le pays.

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