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Le RNI s’affirme en parti de pouvoir

Le Rassemblement national des indépendants clôture ses congrès régionaux à Agadir en apothéose

Depuis l’arrivée de Aziz Akhannouch à la présidence, en octobre 2016, le parti a subi une transformation radicale avec une nouvelle stratégie basée sur la conquête des jeunes adhérents.

Il est 16h00, samedi 24 février 2018, au théâtre de la Verdure, Agadir. Il fait un temps magnifique, superbement ensoleillé. Pendant que les jeunes militants du RNI entonnent les chants politiques du parti, le président, Aziz Akhannouch, fait son entrée triomphale à l’intérieur de la place. Au lieu d’entrer par la porte donnant directement sur la scène, il choisit de descendre les gradins où l’attendent, avec impatience, les militants. Le président salue chaleureusement leurs représentants, assis en bas des gradins. Ils sont venus de toutes les provinces constituant la région Souss-Massa. De Taroudant, de Tiznit, de Inezgane, de Aït Melloul, de Chtouka Aït Baha, d’Agadir Ida Outanane et de Tata. Animés par une énorme volonté d’accompagner l’évolution du parti, ils sont venus prêter main forte à leur président.

Sobrement vêtu d’une veste grise et d’une chemise blanche, «Mr le Président», comme l’appellent de nombreux militants, était accompagné, à son arrivée, par certains membres influents du Bureau politique, dont Rachid Talbi Alami, Mohamed Aujjar et Mohamed Boussaïd, qui s’installent au premier rang de l’estrade officielle. Celle-ci abritait également les principaux dirigeants du parti ainsi que les membres du Conseil national. Après lecture de quelques versets coraniques et l’entonnement de l’hymne national, les travaux du congrès régional du parti commencent officiellement, dans une ambiance de joie et de fête.

Assise populaire
Il s’agit de la dernière étape qui conclut les précédents congrès régionaux organisés dans les régions Fès, Oujda, Tanger, Casablanca et Laâyoune. Mais la rencontre d’Agadir revêt une importance particulière pour le président vu qu’il est originaire de cette région et où il a débuté sa carrière politique. D’abord comme simple élu local dans son fief électoral, Tafraout, ensuite comme député puis comme président de la région Souss-Massa et, enfin, comme ministre. Aujourd’hui, Aziz Akhannouch préside aux destinés d’un grand parti politique, le RNI, qui est non seulement un parti de pouvoir mais également un parti qui a su asseoir une assise populaire non négligeable.

Fondé par l’ancien Premier ministre Ahmed Osman en 1979, le RNI a épousé tous les reliefs de la vie politique nationale, avec ses hauts et ses bas, tout en gardant un oeil rivé sur l’intérêt du pays. Depuis l’arrivée de Aziz Akhannouch à la présidence, en octobre 2016, le parti a subi une transformation radicale: nouvelle organisation, nouveaux challenges et nouvelle stratégie basée sur la conquête de nouveaux adhérents. En un an, le RNI a attitré plus de 100.000 nouveaux adhérents venus enrichir la mosaïque sociopolitique du parti.

Assurance et enthousiasme
Avant de prendre la parole pour détailler cette transformation mais aussi pour esquisser le nouveau projet politique du parti, Aziz Akhannouch laisse le champ libre à quatre jeunes militants pour apporter leurs témoignages sur l’évolution du RNI. C’est ainsi que Othman El Harmouchi, Nidal El Filali, Abla Talbi Alami et Yasmine El Meghour subliment l’assistance par leur prestance oratoire en évoquant un parti en mouvement, prêt à répondre aux attentes des citoyens. Installés pour la plupart à l’étranger, ces jeunes actifs trouvent en le RNI, version actuelle, la formation la plus moderne et la plus agressive dans le paysage politique national.

C’est le parti qui, à leurs yeux, est à même de pouvoir réaliser les ambitions sociales des Marocains, globalement déçus par la pratique politique nationale. D’où le pacte de confiance proposé par le président du RNI aux électeurs marocains. Un pacte fondé sur des propositions concrètes, réalistes et réalisables. Avec assurance et enthousiasme, Aziz Akhannouch conclut, ainsi, la cérémonie par un discours fort et enflammé. C’est que l’homme, depuis quelque temps, a gagné en hauteur politique et sa voix est devenue plus pesante et plus retentissante. Grâce à son charisme naturel et à sa réputation d’homme politique sérieux et bosseur, le nouveau maître du RNI a conquis une assistance particulièrement admiratrice. Lors d’un show à l’américaine, au milieu d’une foule nombreuse, M. Akhannouch affirme que le RNI a choisi comme référence identitaire la démocratie sociale, une alternative qui se positionne au centre de l’échiquier politique avec pour autres piliers l’égalité, la confiance et la cohésion sociale. «Notre offre politique est une réponse à la fois aux revendications légitimes de nos concitoyens et à ceux qui se nourrissent de leurs malheurs», a-t-il notamment déclaré. Celui qui se positionne comme une alternative crédible au PJD a, en outre, mis l’accent sur les axes stratégiques du programme d’action qu’il compte mettre en oeuvre avec pour priorités la Santé, l’Éducation et l’Emploi. Ce sont là les pièces maîtresses du nouveau modèle de développement prôné par le parti pour répondre aux attentes des citoyens et inscrire le Maroc dans la dynamique de croissance.

Servir au mieux le pays et les citoyens
S’agissant de l’Éducation, le parti de la Colombe promet de se focaliser sur la lutte contre l’abandon scolaire, la généralisation de l’enseignement préscolaire et la promotion des écoles en milieu rural tout en s’engageant en faveur de l’amélioration des conditions de travail des enseignants et la mise à niveau du système universitaire et de la formation professionnelle en renforçant l’esprit d’entreprenariat chez les jeunes étudiants.

En ce qui concerne l’Emploi, considéré comme la préoccupation majeure des Marocains, le RNI mise sur la création de deux millions d’emplois à l’horizon 2025 grâce, entre autres, à la promotion du secteur privé, le renforcement des infrastructures et l’encouragement des domaines des services, de l’industrie et de la formation des jeunes. Le secteur de la Santé n’est pas en reste. Alors qu’il est probablement le secteur social le plus sinistré dont se plaignent tous les Marocains, le patron du RNI propose une profonde remise à niveau de ce domaine ultrasensible. L’encouragement des médecins de famille, la création de centres de santé de proximité et l’amélioration de la situation du personnel médical figurent ainsi en tête des engagements en matière de Santé.

Fort de son ancrage politique historique et de son expertise dans la gestion des affaires publiques, le RNI a défini sa méthodologie de travail en parlant «le langage des programmes, des idées et des projets», contrairement aux autres forces politiques. Ce qui lui permet de concrétiser son programme de développement et servir au mieux le pays et les citoyens.

Une véritable machine politique, prête à conquérir le pouvoir, est ainsi née. Elle se donne rendez-vous en 2021 lors des futures élections législatives. D’ici là, en dehors des échéances électorales, le RNI continue à travailler avec sérieux et détermination pour s’approcher des Marocains, et surtout se mettre à leur écoute.

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