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La rentrée de toutes les attentes

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Les candidats des différents partis  politiques qui se préparent aux  élections législatives du mois d’octobre  2017 auront beaucoup de mal pour  convaincre leurs futurs électeurs. Faute  de crédibilité. Crédibilité d’autant mise en  cause qu’ils n’arrivent pas à présenter des  programmes économiques et sociaux à  même de faire face aux grands maux de la  société marocaine que sont: l’éducation, la  santé, le logement, l’emploi, les disparités  régionales et de revenus, etc.

Le fait que ces candidats dans leur majorité  se limitent à des promesses vagues, sans  se fixer des objectifs clairs et quantifiables,  ou même le fait de se focaliser sur un discours  moralisateur –qui peut se retourner  contre ceux-là mêmes qui l’ont défendu  avec obstination- n’intéresse plus grand  monde.

Du moins les citoyens qui sont conscients  des enjeux politiques. Dont une partie  appartient à ce qu’on appelle la classe  moyenne. Une classe moyenne introuvable,  qui s’appauvrit de plus en plus,  rejoignant, ainsi, la multitude de ces laissés  pour compte, qui sont tous ces déclassés  économiquement, socialement et culturellement.  Hasard du calendrier ou pas,  les élections tombent à un moment où les  ménages, appartenant à ces classes moins  favorisées, ne savent plus à quel saint se  vouer.

À peine rentrés des vacances, voilà qu’ils  doivent non seulement sacrifier aux frais  de la rentrée scolaire, mais aussi sacrifier  aux dépenses encore plus exigeantes de  l’Aid el Kébir.

Dépenses incompressibles
En effet, plus de 90% des ménages marocains  vont sacrifier les 5,5 millions de moutons.  Des moutons qui coûtent de plus en  plus cher. Cette année, malgré une offre  relativement abondante, nous dit-on du  côté du ministère de l’agriculture, les prix  ne vont pas baisser. Ils varieront, selon la  race, de 47 à 53 dirhams le kilogramme. Au  grand profit du monde agricole qui bénéficiera,  ainsi, des 10 milliards de dirhams qui  vont basculer de la ville vers la campagne.  Mais, aussi, au grand profit de ces fameux  «chennakas». Ces véritables spéculateurs,  sans scrupules; qui font la pluie et le beau  temps sur les marchés du bétail.

Les ménages marocains n’en finissent pas,  depuis bientôt cinq ans, de désespérer  face au déclin de leur pouvoir d’achat.  Surtout cette année, où les prix ont repris  leur flambée de plus belle. En effet, Il n’y  a pas un jour qui passe où la presse ne  nous révèle l’exaspération de la population  de telle ou telle ville face à l’augmentation  de tel ou tel tarif d’eau, d’électricité, de  transport ou de celui de ces commodités  qui font partie des nécessités du quotidien  comme les fruits et légumes, les volailles.
Sans parler des poissons et autres viandes.  Face à la faiblesse de l’épargne, les familles  fragilisées sont quelquefois obligées de se  retourner vers les banques pour financer  les frais de la rentrée scolaire et même  l’achat du mouton de l’Aid.

Au prix d’un surendettement de plus en  plus insupportable. N’y a t-il pas un autre  moyen que le crédit pour alléger le fardeau  de ces dépenses incompressibles? Les  partis politiques ne doivent-ils pas, par  exemple, proposer dans leurs programmes  électoraux des formules de soutien pour  venir en aide à ces familles fragilisées?

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