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Régions riches contre régions pauvres

Mohamed Boussaïd, ministre de l’Economie et des Finances. (CREDIT PHOTO: DR)

Mohamed Boussaïd, ministre de l’Economie et des Finances. (CREDIT PHOTO: DR)

[quote font= »1″]Développement.  La cartographie des territoires  en termes d’inégalités de  richesse économique est  presque comparable à celle  établie par le recensement  démographique.[/quote]

Les inégalités régionales  s’accentuent. Tel est le constat  d’une étude réalisée tout  récemment par la Direction des études  et des prévisions financières (DEPF)  relevant du ministère des finances:  “Les inégalités régionales sous le  prisme de l’accès aux droits humains:  de la multiplicité à l’indivisibilité”.  En effet, quatre régions monopolisent  la richesse économique mesurée à  l’aune du Produit Intérieur Brut (PIB).  À elles seules, les régions du Grand  Casablanca (17,1%) Souss Massa-  Draa (11,6%), Rabat-Salé-Zemmour-  Zaër (9,2%) et Marrakech-Tensift-Al  Haouz (9%) totalisent 46,9% du PIB  national. Selon les auteurs de cette  étude, cette prédominance traduit  un héritage historique. «Héritage  historique appelé à être résorbé  selon des dynamiques en cours ou à  partir des trajectoires que la nouvelle  gouvernance régionale pourrait  favoriser», nuancent–ils.
Il s’agit d’une cartographie presque  comparable à celle établie par le Haut  Commissariat au Plan (HCP) lors du  dernier recensement démographique.  Recensement dont les résultats  par région ont montré un grand  déséquilibre territorial en termes de  répartition des habitants. Au moment  où certaines régions, notamment  côtières, exercent un effet d’attraction  sur la population, d’autres se voient  de plus en plus vidées de leurs forces vives. En effet, sur les 16 régions  que compte le Maroc actuellement,  8 d’entre elles regroupent près de  70% de la population globale.

Inégalités sociales
Certes, la cartographie de ces  inégalités se décline à travers des  indicateurs démographiques et  de richesse économique. Mais  pas seulement puisque d’autres  indicateurs en termes de santé,  d’éducation, d’emploi, d’accès  à l’eau et à l’électricité sont plus  révélateurs de la santé sociale  d’un territoire et renvoient aussi à  sa capacité à limiter les inégalités  et la pauvreté. Ainsi, alors que  la région du Grand Casablanca  apparaît au premier rang des  richesses économiques produites  et du niveau de vie, l’étude  constate que c’est une région  peu cohésive alors que la région  Laâyoune-Boujdour-Sakia Hamra  a l’ensemble de ses indicateurs en  termes de droits humains de base relatifs au vert. Suivie de la région  Rabat-Salé-Zemmour-Zaër et de la  région Guelmim-Smara. Et même  ces régions qui sont au premier  rang en termes de droits humains  fondamentaux n’échappent pas  à certains déséquilibres intrarégionaux  à l’instar de la région  Laâyoune-Boujdour-Sakia Hamra ou  celle de Guelmim-Smara, qui n’ont  occupé que le huitième rang en  termes d’intégration et de solidarité,  notamment pour cause du faible  accès des femmes au marché du  travail. Les mêmes déséquilibres  internes concernent aussi la région  Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, qui  tout en étant classée deuxième en  termes de droits humains de base au  niveau national, n’en est pas moins  reléguée au quatorzième rang en ce  qui concerne l’indicateur dialogue  civil et partenariat, et ce pour cause  de grande défaillance en termes  d’activités à caractère coopératif et  d’économie sociale

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