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Le rapport de Ramid au sujet des événements d’Al Hociema

Mustapha Ramid, ministre d’Etat chargé des Droits de l’Homme

Les événements d’Al Hoceima ont été, jeudi à Rabat, au centre d’une rencontre de communication, organisée par le ministère d’Etat chargé des Droits de l’Homme avec la société civile.

Le ministre d’Etat chargé des Droits de l’Homme, Mustapha Ramid, a indiqué que le gouvernement a suivi les différents rapports, communiqués et déclarations des différents acteurs sur les événements d’Al Hoceima, et a relevé qu’ils comportent très souvent « des diagnostics, des conclusions et des déductions qui diffèrent au niveau de leur conformité aux faits et aux événements du point de vue du gouvernement ».

Concernant la mort de Mohcine Fikri, qui a constitué le début des protestations, le ministre a expliqué que « les résultats des enquêtes et des poursuites effectuées par les autorités compétentes n’ont pas eu l’intérêt qu’elles méritent, même si elles ont révélé des faits attestant que Fikri a trouvé la mort par erreur suite à un geste involontaire d’un ami, comme l’a confirmé l’examen des enregistrements des caméras de surveillance installées sur les lieux, et qui ont été utilisés lors des enquêtes et le procès pénal en première instance, ajoutant que les autorités publiques continuent d’être accusées de son meurtre malgré toutes les données de l’enquête et du procès ».

Ramid a, aussi, fait remarquer que « pendant cinq mois, pas moins de 500 manifestations et rassemblements ont été organisés ».

Malgré le caractère pacifique de la plupart des protestations et des sit-in, Ramid a estimé que certaines manifestations ont été marquées par « des actes de violence contre les forces de sécurité, ayant fait des blessés à divers degrés dans leurs rangs, surtout lors d’une marche organisée à Imzouren qui a fait des blessés parmi les forces de l’ordre et d’importants dégâts matériels, ainsi que plusieurs blessés parmi les citoyens protestataires ».

En ce qui concerne les allégations selon lesquelles certaines personnes arrêtées auraient été victimes de violence et de torture, Ramid a affirmé que « les mesures juridiques nécessaires ont été prises au sujet de tous les prétendus cas, ajoutant que chacun de ces cas a fait l’objet d’examens médicaux (66 examens médicaux) et des enquêtes nécessaires pour vérifier la véracité ou non de ces faits ».

Il a aussi indiqué que « les mesures juridiques appropriées seront prises dès la fin de l’enquête à propos de ces cas ainsi que des rapports d’expertise médicale réalisés sur demande du Conseil national des droits de l’Homme, et qui ont été soumis récemment aux autorités judiciaires compétentes ».

Ramid a soutenu que « la méthodologie de travail pour le traitement des problèmes de la province d’Al Hoceima deviendra un modèle en la matière pour le traitement des problèmes dans le reste des régions, ce qui renforcera la concrétisation effective, dans les délais impartis, de l’ensemble des projets de développement dans les différentes régions et en assurera le suivi nécessaire ».

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