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Promouvoir l’Islam à la marocaine

CREDIT PHOTO: MAP

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[quote font= »1″]RELIGION. Inauguré le  27 mars 2015 à Rabat,  l’Institut Mohammed-VI  de formation des imams  procède de la promotion  par le Maroc de l’islam  tolérant et du juste milieu.[/quote]

L’inauguration, le 27 mars  2015 dans la capitale,  Rabat, de l’Institut  Mohammed-VI de  formation des imams, morchidines et  morchidates, par le roi Mohammed  VI n’a pas manqué de retenir  l’attention des commentateurs  internationaux. Cité par l’agence de  presse Maghreb arabe presse (MAP),  le bihebdomadaire américain Forbes  Magazine notamment souligne dans  sa livraison du mardi 31 mars 2015  que «grâce à ses multiples initiatives  visant à former des imams de par le  monde aux préceptes d’un islam  modéré et tolérant, le Maroc est en  passe de devenir l’un des centres  spirituels les plus influents dans le  monde islamique». Qu’en est-il en  vérité?
Il est indéniable que l’expérience  du Maroc en matière de «détection  précoce de tout extrémisme», ou ce  que la doxa en vigueur catalogue  de «sécurité spirituelle», fait figure  d’exemple. Le secrétaire général  de l’Organisation des Nations  unies (ONU), Ban Ki-moon, avait  à ce titre lors d’un entretien  téléphonique en janvier 2015 avec  le roi Mohammed VI exprimé sa  gratitude au Souverain pour son  «rôle actif» et «l’engagement  constructif» du Royaume dans ce sens. Une approche qui procède de  la refonte à partir de 2004 du champ  religieux, avec le lancement d’une  stratégie reposant principalement  sur la promotion du rite malékite.  «Notre attachement à notre unité  doctrinale, au plan religieux», avait à  ce propos déclaré le roi Mohammed  VI dans un discours à cette occasion  devant le Conseil supérieur et conseils  provinciaux des oulémas, «s’apparente  à notre engagement constitutionnel  pour défendre l’intégrité territoriale et  l’unité nationale de la patrie».

Une instruction solide
En 2008, le Souverain présidait  l’adoption dans la ville de Tétouan  du Pacte des oulémas («Mithaq  Al-Oulamae», en langue arabe), dont  le principal apport avait été de doter  les concernés, c’est-à-dire les oulémas,  d’une instruction solide, notamment  sur le plan scientifique. La publication,  en juin 2014, d’un dahir, un décret du  roi Mohammed VI, interdisant aux imams de se mêler de politique,  avait achevé d’encadrer le champ  religieux.
L’approche sécuritaire qui un temps,  surtout le lendemain des attentats  du 16 mai, lesquels avaient en 2003  fait quarante-cinq morts dans la  ville de Casablanca, avait prévalu  avait vite fait de faire montre de  son indigence. Le directeur général  des études et de la documentation  (DGED), Mohamed Yassine  Mansouri, détaillant en septembre  2014 l’approche marocaine en  matière de lutte contre le terrorisme  devant le Comité contre la torture  (CTC) relevant du Conseil de sécurité  de l’ONU avait à ce titre mis sur le  même pied l’aspect sécuritaire de  la lutte que la stratégie religieuse  et spirituelle «aboutie» d’après  lui du Maroc ayant pour corollaire  un islam prônant les valeurs de  tolérance, d’altérité et du juste  milieu.

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