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Pays du Bassin du Congo: El Ouafi, pour un modèle de croissance durable

Nezha El Ouafi

La secrétaire d’Etat chargée du développement durable, Nezha El Ouafi, a plaidé, lundi à Rabat, pour la mise en place d’un modèle de croissance durable pour les pays du Bassin du Congo, qui répond, aussi bien aux enjeux du changement climatique qu’aux enjeux de la transformation économique. Une annonce faite lors d’un atelier de validation des Termes de Référence de l’étude de préfiguration du fonds bleu de ce dernier.

A cette occasion, Nezha El Ouafi a précisé que la création de ce Fonds vise à financer un plan d’investissement de grande envergure, « probablement le plus important en Afrique », dans les pays du bassin du Congo.

Selon la secrétaire d’Etat, le bassin du Congo va contribuer à l’élaboration d’une feuille de route de la politique de développement durable de ce Bassi dont le Fonds Bleu. Ainsi, il va être le premier outil structuré et commun de financement. Et d’ajouter que l’élaboration d’un plan stratégique d’investissement est le premier outil structuré commun de financement.

Au terme de cette Conférence, le Maroc a mobilisé les ressources nécessaires pour cette étude, a-t-elle déclaré, précisant que le 4C Maroc a conçu les Termes de Référence, sur la base de la note de cadrage présentée lors de la cette conférence.

De son côté, la ministre du Tourisme et de l’Environnement de la République du Congo, et coordinatrice technique de la Commission climat du bassin du Congo, Arlette Soudan Nonault, a salué l’initiative marocaine dans l’accompagnement du processus d’opérationnalisation de la Commission climat du Bassin du Congo et de son principal instrument financier, le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.

Ledit processus d’opérationnalisation se manifeste à travers la définition de son système de gouvernance et l’identification des facteurs clé de succès et risques liés à cette ambition commune, a-t-elle poursuivi, mettant en garde contre les différences de niveaux dans l’engagement financier des bailleurs de fonds et dans l’engagement politique des Etats, outre l’absence d’études de faisabilité ou de préfiguration convenable.

Par ailleurs, concernant le changement climatique,et en marge de la COP 22, de la Commission sahel, présidée par le Niger, la Commission du bassin du Congo, présidée par le Congo et la commission Etats insulaires, présidée par les Seychelles un mémorandum d’entente a été signé entre la secrétariat d’Etat chargée du développement durable et le ministère du Tourisme et de l’Environnement de la République du Congo. Ce mémorandum d’entente porte sur l’étude des conditions institutionnelles, techniques, juridiques, fiscales et financières pour la mise en place du Fonds et établir des recommandations en vue d’en assurer l’opérationnalisation conformément à un agenda et un cadre opérationnel optimum pour tous les acteurs concernés.

Cette convention a également comme objectif de collecter, analyser et restituer les attentes, contraintes des acteurs de l’ensemble des pays engagés par le mémorandum d’entente d’Oyo (signé le 9 mars 2017 entre les pays de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, ceux de la communauté de l’Afrique de l’est et le Maroc). Les acteurs institutionnels, économiques, industriels et associatifs associés sont aussi concernés.
Pour rappel, la feuille de route du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo a été adoptée lors de la conférence extraordinaire des ministres en charge de l’environnement et de finances de l’Afrique Centrale et de l’Est, qui s’est tenu du 3 au 5 octobre dernier à Brazzaville.

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