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Ould Rachid pèse dans la Balance

Nizar Baraka et Hamid Ould Rchid avec des membres de la direction du parti.

Le député-maire de Laâyoune renforce son emprise sur le doyen des partis marocains. Une orientation de nature à crédibiliser davantage le discours diplomatique du Maroc sur son intégrité territoriale.

Si Nizar Baraka patronne depuis le 7 octobre 2017 le Parti de l’Istiqlal, c’est un secret de polichinelle que le vrai líder máximo est Hamdi Ould Rachid. Le député-maire de Laâyoune et président de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra a renforcé son emprise sur la formation avec l’élection, le 21 avril 2018, de Chiba Mae El Aïnine à la présidence du conseil national.

Un choix qui s’est fait par simples applaudissements et qui en a surpris plus d’un, à commencer par le principal intéressé. Dans ses premières déclarations aux médias, il a révélé qu’il était loin d’imaginer se voir confier les rênes du parlement du parti de la balance. Les jours précédents étaient plutôt désignés comme favoris le président du groupe istiqlalien de l’unité et l’égalitarisme à la chambre des représentants, Nourdin Moudian, et Rahhal El Makkaoui, également parlementaire, président de la commission des finances et du développement économique à la chambre des conseillers.

Étaient également candidats l’ancien président de la chambre des représentants, Karim Ghellab, l’ancienne ministre de la Santé, Yasmina Baddou, et Abdelilah El Bouzidi, avocat originaire de la ville de Taounate qui a présidé par le passé le conseil d’arrondissement d’Agdal- Ryad à Rabat. Ces trois personnalités se sont retirées le jour de l’ouverture du conseil au Complexe sportif Prince-Moulay-Abdellah de la capitale, suivies par MM. Moudian et El Makkaoui, en raison de l’atmosphère houleuse et des désaccords profonds ayant présidé aux débats. Le député et le conseiller ont cristallisé les échanges entre ceux qui soutenaient le premier et étaient contre M. Ould Rachid, et ceux qui voulaient apporter leurs voix au second et prendre le parti du dirigeant sahraoui. En raison de l’impossibilité de parvenir à un accord, c’est sur M. Mae El Aïnine que le choix s’est fait. Bien que ce dernier soit Sahraoui, M. Ould Rachid ne l’a pas dès le départ soutenu et ne s’est rangé à son nom qu’après qu’il se soit rendu compte de l’impossibilité de faire élire M. El Makkaoui.

Patriotisme chevillé au corps
Avec la désignation de M. Mae El Aïnine, la «sahraouisation» du doyen des partis marocains continue donc bon train. Une orientation de nature à crédibiliser davantage le discours diplomatique du Maroc sur son intégrité territoriale, de par la portée symbolique de l’appartenance massive de ressortissants des provinces sahariennes à l’Istiqlal.

Ce dernier a toujours été véhément sur la question de l’unité nationale et s’est fait depuis sa fondation en janvier 1944 le partisan de la thèse du Grand Maroc, même si celle-ci prête à controverse même dans les milieux nationalistes marocains. Le comité préparatoire du prochain congrès de la Jeunesse istiqlalienne compte à titre d’exemple trente-et-un Sahraouis sur quarante membres.

M. Ould Rachid a toujours su recueillir les suffrages de par son patriotisme chevillé au corps, même parmi ses adversaires. Il a fait partie de la délégation allée prêcher le 6 mars 2018 à Lisbonne la cause du Sahara marocain auprès de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, Horst Köhler

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