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Et si on facilitait la vie aux jeunes entrepreneurs?

Rapport Global Entrepreneurship Monitor 2018

Le niveau d’activité entrepreneuriale au Royaume est passé de 5,6% en 2016 à 8,8% en 2017.

Selon le rapport Global Entrepreneurship Monitor 2018, le Maroc présente des indicateurs relatifs à la culture entrepreneuriale et au potentiel entrepreneurial assez élevés. En effet, le niveau d’activité entrepreneuriale au Royaume est passé de 5,6% en 2016 à 8,8% en 2017, améliorant, ainsi, de manière significative son classement à l’échelle internationale. Ce constat d’une accélération de la dynamique entrepreneuriale est d’autant plus crédible qu’il émane de Global Entrepreneurship Monitor (GEM), qui demeure la plus grande étude sur l’entrepreneuriat dans le monde, et, ce, depuis une vingtaine d’années. Cinquante-quatre pays ont participé à l’enquête GEM 2017-2018 couvrant 67,8% de la population globale et 86% du PIB mondial.

Face à la difficulté de trouver un emploi salarié, de plus en plus de jeunes ayant un esprit libre et indépendant et aimant affronter les défis se tournent vers l’acte d’entreprendre. Acte que beaucoup qualifient de parcours du combattant, dans la mesure où cet acte courageux doit faire face à des difficultés qui empêchent son émergence. De quoi décourager les jeunes porteurs de projets dans un environnement des affaires dont le moins que l’on puisse dire est qu’il soit favorable à la libre initiative. L’existence de situations de rente réduit les marges de manoeuvre des nouveaux porteurs de projets. Ajoutons à cela le fait que l’accès à l’information est rarement facilité par des bureaucrates en mal de pouvoir d’achat. Or, nous savons tous que sans accès facile et sans partage de l’information relative à l’entrepreneuriat, il s’avère difficile pour les jeunes investisseurs de se lancer dans les affaires. Jeunes investisseurs qui font des pieds et des mains pour accéder au financement bancaire. Un financement bancaire le plus souvent cher et inaccessible.

En effet, les organismes de financement, notamment les banques, ne disposent pas toujours de mécanismes aisés et simples pour que les jeunes entrepreneurs puissent réellement réaliser leurs projets. Ne pouvant disposer des garanties exigées par les banques, ils sont souvent amenés à renoncer à des projets qui leur tiennent tellement à coeur. Parmi les autres obstacles, figure, notamment, l’absence d’une justice commerciale qui soit en mesure de régler les litiges éventuels d’une manière rapide et constructive.

Business model
À supposer que les jeunes investisseurs bénéficient de toutes les incitations fiscales et non fiscales et qu’ils arrivent à avoir une place au soleil de l’entreprise, ils doivent faire face à la concurrence sur le marché des entrepreneurs dits informels. Ces derniers n’ont pas à supporter toutes les contraintes légales et à se structurer sur le plan de l’organisation du travail. Par contre, les jeunes investisseurs doivent s’y plier s’ils veulent être à la tête d’entités productives et compétitives dans un environnement de plus en plus ouvert sur l’international. De plus, si le jeune entrepreneur n’est pas en mesure de réinventer son «business model», il lui sera difficile de s’adapter à ce nouvel environnement de plus en plus marqué par la transformation digitale.

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