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Nouvelle tournée royale dans plusieurs pays du continent africain

S.M. Mohammed VI et le président ivoirien, Alassane Ouattara. Abidjan, le 23 février 2014 - © MAP

S.M. Mohammed VI et le président ivoirien, Alassane Ouattara. Abidjan, le 23 février 2014 – © MAP

Le périple de la confirmation

[quote font= »1″]DIPLOMATIE. Après 2013 et début 2014, le roi Mohammed VI devrait entamer une  tournée en Afrique. A l’ordre du jour l’économie mais surtout le politique, principalement  le Sahara.[/quote]

Pour la troisième année  consécutive, le roi  Mohammed VI devrait  entamer à partir du  dimanche 12 avril 2015 une tournée  dans plusieurs pays d’Afrique. Parmi  les pays cités, on trouve le Sénégal,  la Guinée, la Côte d’Ivoire et le  Gabon, où le ministre des Affaires  étrangères et de la Coopération,  Salaheddine Mezouar, et le ministre  de l’Economie et des Finances,  Mohamed Boussaïd, s’étaient  rendus en février-début mars 2015  pour préparer la tournée. Certaines  sources évoquent d’autres pays  concernée par la tournée royale.  Il s’agirait du Mali, du Niger, de la  Guinée-Bissau, du Tchad et de la  Mauritanie, où le Souverain ne s’est  plus rendu depuis 2001.
En premier lieu, l’aspect  économique devrait dominer.  En 2013 et début 2014 lors des  précédentes tournées, divers  accords avaient été signés dans  ce sens. La délégation qui avait  accompagné le Roi en 2014 comptait  nombre d’hommes d’affaires  nationaux, dont la tournée avait  été l’occasion d’échanger avec  leurs homologues africains, voire de  mettre en place les mécanismes à  même de poursuivre la coopération  au-delà de la visite, au Mali  notamment.
En outre, les groupes marocains,  principalement dans le secteur  bancaire et les télécommunications  si ce n’est dans une moindre mesure  le BTP (bâtiment et travaux publics),  sont la cheville ouvrière de certaines  économies africaines –en Côte  d’Ivoire à titre d’illustration, plus du quart de l’économie est financé  par les banques marocaines, avait  révélé le président du Groupement  professionnel des banques du Maroc  (GPBM), Othman Benjelloun, dans  une allocution début 2014 dans la ville  d’Abidjan.

Préoccupations majeures
Mais c’est également pour ne pas dire  essentiellement au niveau politique  que le Maroc escompte s’affirmer  le plus. Si son absence de l’Union  africaine (UA), dont il s’était retiré  en 1984 suite à l’admission du Front  Polisario, réclamant la séparation de  la région du Sahara, lui a longtemps  été préjudiciable au point que le  Polisario a fait d’une partie de l’Afrique  sa chasse gardée, la diplomatie sous  Mohammed VI, qui dès ses premiers  mois de règne s’était rendu dans les  autres pays du continent à commencer  par le Sénégal en 2000, semble faire  pencher la balance dans un sens  inverse.
En 2000 lors du premier sommet  Afrique-Europe, il annonçait la  couleur en posant dans son discours  les «problèmes de l’Afrique» comme  une «des préoccupations majeures»  des monarques marocains. Depuis  l’intronisation du roi Mohammed VI  en 1999, douze pays africains ont à  un moment ou un autre retiré ou gelé  leur reconnaissance de la “République  arabe sahraouie démocratique”  (RASD), proclamée en 1976 par le  Polisario dans la partie occidentale  du Sahara sans toutefois avoir de  souveraineté sur le territoire. Dernier  en date, Maurice début 2014.

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