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Notre amie Clinton

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[quote font= »1″]Diplomatie. Candidate à l’investiture du Parti démocrate dans la perspective des élections  présidentielles américaines de fin 2016, Hillary Clinton maintient depuis fort longtemps des  connexions avec le Maroc, quoiqu’elles demeurent marquées du sceau de l’objectivité.[/quote]

“Réseaucratie sociale”  oblige, c’est par une  vidéo sur Internet,  dimanche 12 avril 2015, que  l’ancienne Première dame des Etats-  Unis, Hillary Clinton, a choisi de  lancer sa campagne pour l’investiture,  dans la perspective des élections  présidentielles de fin 2016, du Parti  démocrate, un des deux grands  géants avec le Parti républicain de  la vie politique partisane américaine  et représentant de ce qu’il serait plus  ou moins approprié de cataloguer de  «gauche américaine».
Autoproclamée  «championne», Mme Clinton devrait  justement faire de «la défense du  citoyen américain normal», dans un  «système» qui d’après elle «favorise  les plus riches», son principal crédo  de campagne. Pour l’heure les  sondages la donnent favorite non  seulement à l’investiture démocrate  mais également à la présidence  américaine tandis que l’adversité n’a  jamais semblée aussi morcelée.

Article à charge
Mme Clinton a pourtant failli partir  dans cette campagne, sa deuxième  après celle de 2008 où les démocrates  lui avaient préféré l’actuel président  Barack Obama, du mauvais pied. En  cause un article mis en ligne le 8 avril  2015 par le site web d’information  Politico. Dans cet article le journal  révèle que la Fondation Clinton, une  organisation non gouvernementale  (ONG) fondée par son mari l’ancien  président américain William Clinton  (1992-2001), avait entre autres  touché un million de dollars (près de 10 millions de dirhams) de  l’Office chérifien des phosphates  (OCP) au titre de la Clinton Global  Initiative Middle East and Africa  Meeting, prévue début mai 2015  dans la ville de Marrakech et lors de  laquelle des décideurs du Moyen-  Orient et d’Afrique doivent débattre  des problématiques sociales,  économiques et environnementales  intéressant ces deux régions. Il ne  s’agit nullement cependant de «potsde-  vin» comme veut le présenter  Politico en citant le sénateur  républicain Rand Paul; le journal  précisant d’ailleurs que du temps où  Mme Clinton occupait entre 2009  et 2013 le département d’Etat, ce  dernier n’y était pas allé de main  morte avec le Maroc en houspillant  les «arrestations arbitraires» dont  il se serait rendu coupable d’après  lui à l’époque. L’article prête à ce  titre plus au texte à charge.
Il faut  rappeler que Politico est soupçonné  depuis son lancement d’accointances  républicaines; l’observatoire des  médias américain Media Matters  for America notamment ayant porté  des accusations dans ce sens à son  encontre en 2007.
Ceci n’empêche que des connexions  existent bel et bien entre la famille  Clinton et le Maroc; quoiqu’elles  demeurent in fine marquées du  sceau de l’objectivité. A noter  que William Clinton, qui déjà en  2013 avait animé une conférence  à l’Université internationale de  Casablanca (UIC), devrait assister à  l’initiative tenue par sa fondation à  Marrakech.

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