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Naissance d’une quadripartie ministérielle

La France et la Belgique s’associent au Maroc et à l’Espagne pour lutter contre le terrorisme

La France et la Belgique font appel au Maroc et à l’Espagne pour améliorer leur lutte contre le terrorisme. Un intense échange d’informations est prévu entre les quatre pays dans un cadre institutionnel bien formalisé.

Décidément, la lutte antiterroriste ne cesse de préoccuper les dirigeants européens. Particulièrement ceux des pays les plus affectés par ce fléau transnational à savoir la France et la Belgique. Ces deux pays ont annoncé, lundi 11 juin 2018, à Paris, leur projet de mettre en oeuvre une «quadripartie ministérielle» associant leurs ministres de la Justice en plus de ceux du Maroc et de l’Espagne. Objectif: matérialiser à haut niveau l’engagement de leurs gouvernements et leur solidarité dans la lutte contre le terrorisme islamiste. La décision a été prise lors d’une rencontre entre les deux Premiers ministres français et belge, Edouard Philippe et Charles Michel.

Les deux pays ont également exprimé leur détermination à «agir auprès de [leurs] partenaires pour que celle-ci puisse se tenir d’ici la fin de l’année», selon la déclaration. Ils ont, en outre, exprimé leur volonté de poursuivre le renforcement des échanges d’informations, des coopérations opérationnelles et opérations conjointes entre leurs services et à travailler sur l’harmonisation des critères d’identification biométriques au sein de leurs bases de données, en particulier concernant le traitement de l’ADN, afin de faciliter l’arrestation de personnes mises en cause pour des faits de terrorisme. La France et la Belgique se sont aussi engagées à faciliter les équipes communes d’enquêtes dès lors que des faits de terrorisme sont constatés sur les deux territoires et de veiller à assurer une communication coordonnée des autorités des deux pays, afin de respecter le bon déroulement des procédures d’enquêtes menées de part et d’autre de la frontière.

Échange de bonnes pratiques
Soulignant la nécessité d’agir contre le financement du terrorisme, les deux pays se sont par ailleurs accordés sur le renforcement de leur coordination en matière de lutte contre le trafic de biens culturels, souvent source de financement des organisations terroristes, notamment pour permettre de retracer la provenance de l’acquisition d’objets d’art, de collection et d’antiquités. Concernant la lutte contre la radicalisation violente, les deux pays se sont engagés à approfondir les retours d’expérience et échanges de bonnes pratiques en vue de mieux lutter contre ce fléau et de prévenir de nouveaux passages à l’acte et d’anticiper dès aujourd’hui la sortie des détenus condamnés pour des infractions terroristes en lien avec l’islam radical, ainsi que celle des détenus de droit commun radicalisés violents.

Au niveau européen, les deux pays ont décidé d’appuyer le renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l’Union européenne, en particulier dans le contexte d’un retour possible des combattants terroristes étrangers sur le territoire européen. Mais la réussite de toutes ces mesures dépenda certainement de l’apport et l’expertise du Maroc dans le domaine de la lutte antiterroriste. Il faut dire que notre pays est reconnu, sur le plan international, pour l’efficacité de ses services de sécurité qui traquent les réseaux terroristes. Le projet franco-belge a probablement toutes les chances de porter ses fruits

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