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Mounia Boucetta, la femme qu’il faut

Mounia Boucetta

Instructions royales pour le suivi des projets lancés en Afrique

A la tête d’une délégation de représentants du secteur public et privé pour assurer le suivi des projets lancés par le roi Mohammed VI en Afrique, la secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères est appelée à superviser la mise en œuvre de la stratégie du Souverain dans le continent.

Autant sur le front intérieur le roi Mohammed VI ne badine pas avec la non réalisation des projets décidés sous son égide, preuve en est la colère essuyée le 24 juin 2017 par le gouvernement de Saâd Eddine El Othmani au sujet du programme de développement spatial de la province d’Al Hoceima, autant à l’extérieur le même souci est apporté à la mise en oeuvre dans les temps des chantiers lancés ici et là. Ainsi, depuis le lundi 10 juillet 2017, la secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, Mounia Boucetta, est en tournée dans plusieurs pays africains où le Souverain s’est ces derniers mois rendu pour auditer l’avancement de l’implémentation des accords signés sur place par le Maroc.

Mission difficile, pas impossible
L’intéressée s’est à cet égard, en premier lieu, déplacée en Éthiopie, où Mohammed VI avait notamment supervisé en novembre 2016 la mise en route du projet de réalisation d’une plateforme de production d’engrais, et devait poursuivre au Rwanda, à Madagascar et en Zambie. Autant dire que les responsables marocains ont intérêt à avoir bien, entretemps, travaillé: autrement, ils risqueraient d’être sans ménagement écartés. Mohammed VI s’était personnellement engagé à sévir en cas de manquements. “Nous aspirons à ce que la future politique du gouvernement soit globale et intégrée vis-à-vis de l’Afrique, et que celle-ci y soit perçue comme un ensemble”, avaitil, ainsi, prévenu en novembre 2016 dans le discours de la Marche verte qu’il avait symboliquement prononcé depuis le Sénégal, pays africain ami. En tout état de cause, le signal a bien été reçu. Du côté des responsables des pays où Mme Boucetta s’est rendue, la démarche du Maroc d’assurer le suivi des accords de partenariat conclus a été saluée.

“Cette démarche témoigne de l’intérêt que porte le Royaume à la mise en place d’une coopération agissante au niveau du continent africain”, a réitéré la secrétaire d’État. Au passage, le choix par Mohammed VI de cette dernière pour diriger la délégation marocaine qui comprend également des représentants des secteurs public et privé, n’est pas fortuit. Elle a longtemps fourbi ses armes au ministère du Commerce, dont elle a même été pendant trois ans secrétaire général, en plus de son expérience de dirigeante de la banque CDG Capital et du fonds touristique MADAEF-Rabat. Elle est, à ce titre, rompue au montage et à la réalisation de projets d’investissements. C’est d’ailleurs sur ce volet qu’elle est attendue plus que sur la diplomatie stricte, dont le ministre de tutelle, Nasser Bourita, assure déjà pleinement en coordination avec le Cabinet royal. Sa mission s’annonce difficile, sachant que toute une commission d’évaluation et de suivi avait sur instructions de Mohammed VI été mise en place en 2014 pour ce faire; elle n’en est pas forcément impossible. Au vu de ses qualités, Mme Boucetta a parfaitement les moyens de la réussir

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