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Mosquée de Paris oeuvre marocaine et patrimoine mondiale, de Jilali El Adnani

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C’est un beau-livre comme la  maison d’édition La Croisée  des chemins sait en  faire. Un beau-livre qui  allie la qualité du texte racontant l’histoire  de la Mosquée de Paris, avec la beauté  des images, récentes et anciennes, retraçant  justement cette histoire, des documents  inédits et une qualité d’impression  irréprochable.

«L’histoire de la Mosquée de Paris est  devenue une affaire d’appréciations  diverses, de controverses, et parfois  d’enjeux politiques, jusqu’à nier les origines  historiques de l’édifice, enjeux  souvent révélés dans des récits qui  ne concordent ni avec le contenu des  archives ni avec la réalité historique»,  peut-on lire dans ce livre, qui relate aussi  sans détour les tentatives algériennes  depuis toujours de s’approprier cet édifice  à la fois religieux, culturel, mais dont  l’aspect politique n’est pas à évacuer.

L’auteur souligne, entre autres, que «la  Société des Habous et des Lieux Saints,  qui fut à l’origine de la construction de  cette mosquée, relève de la juridiction  musulmane: habous ou waqf, terme  qui désigne le statut d’une terre  ou d’un édifice en bien de  mainmorte. La perm  a n e n c e  d’un statut  juridique  toujours en  vigueur depuis  1957, résiste à  toutes les tentatives  visant à nier  la place qu’a prise le Maroc dans la conception et la réalisation  des traits spirituels et architecturaux de  la Mosquée de Paris.»

Bien fourni en documents historiques, le  livre nous plonge dans des correspondances  entre les chefs de gouvernement  français du début du XXème siècle jusqu’à  l’indépendance du Maroc, les images du  sultan Moulay Youssef à l’inauguration  de la Mosquée en 1926, celle de son  directeur Kaddour Benghabrit, nommé  par le Maroc. Le tout accompagné par  des textes où la beauté du style ne prend  pas le pas sur la rigueur historique.

Et, comme le relève l’éditeur, «Le travail  présenté ici cherche à faire parler des  archives inédites, à rappeler les noms et  l’oeuvre des artisans marocains réduits  à l’oubli et, enfin, à retracer le parcours  d’une mosquée, en projet depuis la  fin du XIXe siècle, mais qui n’a été  conçue qu’en 1916 et dont le bâtiment  fut inauguré en 1926 par le  Sultan Moulay Youssef.»  En somme, un livre qui se laisse  lire, facile à parcourir

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