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Mesures de Bank Al Maghreb pour faciliter l’octroi de prêts aux entreprises

Abdellatif Jouahri.

Abdellatif Jouahri.

Le crédit bancaire en mal de relance

Estimant que la réduction des seuls  taux directeurs -la troisième depuis  septembre 2014- n’a pas eu  l’impact souhaitable sur la reprise  du crédit bancaire, la banque centrale a  multiplié les réunions il y a quelques semaines  avec la Confédération Générale  des Entreprises du Maroc (CGEM) et le  Groupement Professionnel des Banques  du Maroc (GPBM) pour relancer le financement  bancaire des entreprises.

Lors  du dernier Conseil national de l’entreprise  organisé par la confédération patronale,  Abdellatif Jouahri, Wali de Bank  Al-Maghrib, n’a pas manqué de mettre  l’accent sur certaines actions visant non  seulement à rendre effectif l’accès des  entreprises à leur notation au sein des  banques mais aussi d’inciter certains  établissements bancaires à conclure des  accords avec différents secteurs, à l’instar  de la convention paraphée avec la filière  du textile à la mi -2015.

Par ailleurs, il les a invités à étudier la faisabilité  de la mise en place d’un fonds de  restructuration des entreprises en difficulté.  Au terme de cette réunion, il a été  décidé d’adresser au gouvernement un  mémorandum traitant de diverses questions  qui posent problème, notamment  celles relative aux délais de paiement,  de la participation des PME aux marchés  publics ou celle de l’autoentrepreneur  sans oublier le financement des collectivités  territoriales ou la création du fonds  de restructuration des entreprises.

Délais de paiement
Ainsi, conscientes du fait que la politique  monétaire n’est pas la panacée à tous les  maux de l’économie marocaine, les autorités  monétaires sont plus que jamais  sensibles au fait que la politique monétaire  doit être complétée par d’autres  mesures, agissant aussi bien au niveau  de l’offre que de la demande.

Si le crédit bancaire, notamment aux entreprises,  n’est pas au rendez-vous, c’est  que la conjoncture macroéconomique  n’y est pas tout à fait favorable, et ce en  dépit de l’optimisme affiché par les dernières  prévisions du Fonds Monétaire  International (FMI). Prévisions créditant  le Royaume d’un taux de croissance plus  élevé que celui de la banque centrale,  du Haut Commissariat au Plan (HCP), du  Centre Marocain de conjoncture (CMC)  et de la Manque mondiale, soit un taux  de 2,3%. D’abord, pour cause de volatilité  du PIB agricole. Ensuite, pour cause  de modestie des activités non agricoles,  dont la croissance devait rester, selon les  prévisions, inférieure à 3% en 2016.

Mais au-delà des facteurs conjoncturels,  banques et entreprises, notamment les  petites et moyennes d’entre elles, se rejettent  la faute du ralentissement du crédit.  C’est une controverse récurrente qui  a pris de l’ampleur ces dernières années  dans un contexte de croissance marqué  au sceau de l’austérité et surtout de dégradation  des trésoreries des entreprises  face à l’allongement des délais de paiement.  C’est dans cet environnement  que les dernières consultations entre la  banque centrale, le GPBM et la CGEM  devaient discuter des voies et moyens  pour sortir de cette situation de crise qui  n’a que trop duré.

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