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Le Maroc influence, positivement, la croissance de l’Afrique du Nord

La performance économique marocaine a permis à la région de l’Afrique du Nord d’atteindre le 2ème taux de croissance le plus élevé dans le continent, a annoncé, lundi 12 mars 2017, la Banque Africaine de Développement (BAD). Le Maroc a enregistré un pourcentage de 4,9, ainsi, il se place juste derrière l’Afrique de l’Est (5,9 %).

Ce résultat s’explique par l’évolution du taux de croissance. En effet, en 2016, ce dernier était de 1,2% pour atteindre 4,1% en 2017. Selon l’économiste de la BAD à Tunis, Assitan Diarra-Thioune, cette évolution est due à la hausse de la productivité agricole, qui a profité d’une bonne saison pluviale conjuguée aux impacts positifs du déploiement du Plan Maroc Vert, explique-t-elle dans un rapport sur « les Perspectives économiques en Afrique 2018 ».

« La région se porte globalement bien », a-t-elle commenté, en notant que quatre pays de cette sous-région à savoir, l’Egypte, la Lybie, le Maroc et l’Algérie, ont tiré sa croissance. Par ailleurs, les transformations structurelles escomptées peinent à se concrétiser et les économies des pays concernés restent peu diversifiées, même si l’Egypte, le Maroc et la Tunisie ont relativement réussi à diversifier leurs ressources, a-t-il noté.

Dan ce sens, l’économiste a souligné que la une production de pétrole plus importante que prévue en Libye, a permis au pays de réaliser une croissance de 5,1% en 2017. De son côté, l’Egypte a affiché, elle aussi, une croissance de son PIB, de l’ordre de 4 % en 2017, a ajouté la même source, précisant que les perspectives demeurent positives pour 2018 et 2019 grâce aux réformes engagées dans l’ensemble des pays de la région.

Dans son rapport, Assitan Diarra-Thioune a relevé que la croissance de l’Afrique du Nord devrait atteindre respectivement 5 % et 4,6 % en 2018, 2019, mais reste « volatile et fragile ». Et pour cause, cette région souffre du paradoxe « croissance sans emplois », précise-t-elle.

Cependant, la croissance réalisée sur la période (2011-2017) est peu créatrice d’emplois. En effet, la faiblesse de la part de la population active dans la région (moins de 50%) avec des taux de chômage élevés en comparaison à d’autres régions du monde, a expliqué la BAD. Elle a rappelé  que 30,5% de la population jeune dans la région, qui représente 40%, sont au chômage, faisant état d’une inadéquation entre l’offre et la demande d’emploi notamment en Egypte et en Tunisie.

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