groupe crédit agricole du maroc
Dépêche
groupe crédit agricole du maroc
Accueil » Politique » Le Maroc cité en exemple

Le Maroc cité en exemple

Sommet sur le climat «One Planet Summit» à Paris

Le Royaume se distingue par une forte dose de volontarisme pour impulser et soutenir un grand élan de dynamisme en faveur de la question climatique.

Un conclave international décisif que le Sommet international sur le climat One Planet Summit tenu dans la capitale française, mardi 12 décembre 2017. Une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement, un parterre de haut niveau avec notamment le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, la première ministre britannique Theresa May, le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan.

Dès le début des travaux, un hommage particulier a été rendu à la participation de S.M. Mohammed VI. Ainsi, le modérateur de la séance officielle d’ouverture a fait cette déclaration: «Nous remercions S.M. le Roi, qui a tenu par sa présence à marquer son engagement pour la cause du climat et par l’organisation de la COP 22 à Marrakech».

Une question universelle
Et de faire référence aussi à «son leadership pour le développement durable du continent africain et un ambitieux programme de développement des énergies renouvelables». «Cela démontre, a-t-il conclu, combien pour S.M Mohammed VI la question du climat est universelle et concerne tous les pays du sud et du nord». Mais il y a plus quant au rôle du Maroc. Ainsi, le même intervenant a tenu à souligner la présence de S.A.R. le Prince Moulay Hassan comme étant «un symbole fort de l’implication de la jeunesse » pour la cause climatique.

Cela dit, ce sommet se tient quatre semaines après la COP23 à Bonn et dans la perspective d’autres échéances internationales sur cette problématique du changement climatique. Il a été un succès ne serait-ce que pour son lancement d’alerte. Ils sont venus, ils sont tous là –ou presque, puisque le président américain Trump se retire de la COP 21 sur le changement climatique. Une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement étaient, donc, présents au sommet One Planet Summit réuni par le président français Emmanuel Macron, à Paris.

Tout a commencé par une réception officielle à l’Élysée: les chefs d’État et de gouvernement, bien sûr, mais aussi des stars internationales et le gratin international, (ONU, Banque mondiale). Puis, les participants, par bateau, ont rejoint l’île Seguin où allait se tenir ce sommet. Le président français a tiré la sonnette d’alarme en déclarant: «Nous avons du retard par rapport aux décisions de la COP 21 tenue à Paris. On est en train de perdre une bataille». Et d’appeler à une remobilisation: «Tout commence maintenant », a-t-il lancé à ses invités. La COP 22 à Marrakech, voici un an, avait défini un plan d’action, la COP 23 à Bonn avait suivi. Il faut aujourd’hui se concentrer sur la question des finances, et là l’on est loin du compte. En somme, une sorte de piqure de rappel.

Appel à la remobilisation
C’est qu’en effet l’état des lieux, en matière de changement climatique et de transition énergétique, reste pessimiste. Il était prévu, à cet égard, un financement annuel de 100 milliards de dollars jusqu’à 2030 pour ce qui est des États mais un total de 3.500 milliards pour faire basculer durablement le modèle économique actuel. L’objet est d’arriver à cet horizon-là à une économie décarbonée. Le multilatéralisme s’impose à l’évidence: c’est en effet l’affaire de tous que la maîtrise du changement climatique et de ses effets sur la planète. A Paris, des mesures concrètes ont été prises. 20 projets ont été arrêtés pour 2018. Mais tout cela restera insuffisant si l’on n’arrive pas à mobiliser les ressources appropriées: c’est la problématique globale de la finance verte.

Cela veut dire quoi? Que l’investissement doit désormais viser des domaines nouveaux axés sur le développement durable. Cela ne peut plus être l’affaire des seul États; c’est aussi celle de la société civile, des opérateurs économiques, des investisseurs… D’ailleurs la Banque mondiale a décidé de ne plus financer en 2018 l’exploration et l’exploitation des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon). Faut-il rappeler, dans cette même ligne, que le Maroc est à l’avant-garde dans tous ces domaines d’environnement, d’énergies renouvelables, de traitement des eaux usées et des déchets solides? Une vision en marche conférant à la protection de l’environnement la priorité dans la hiérarchie des politiques publiques. Le Royaume se distingue par une forte dose de volontarisme pour impulser et soutenir un grand élan de dynamisme en faveur de la question climatique.

Désinvestissement des fossiles
Le One Planet Summit de Paris a permis au Maroc de mettre en relief son engagement pratiquement dans le continent et le monde arabe même par une vision déclinée autour d’une stratégie à long terme: atteindre 52% d’électricité d’origine renouvelable en 2030, réduire de 42% ses émissions de gaz à effet de serre à ce même horizon… Un vaste et ambitieux programme de quelque 45 milliards de dollars. Un financement à mobiliser avec des ressources internes et internationales.

Le Sommet de Paris a en tout cas été l’occasion pour de multiples acteurs de faire des annonces en faveur du climat et ce dans le sillage de l’appel à la mobilisation générale du président Macron. Sans Donald Trump, les Américains avancent malgré tout et des responsables étaient présents (Michael Bloomberg, ancien maire de New York, John Kerry, ancien secrétaire d’État démocrate…). Pour eux, il n’y a pas de doute: les États Unis vont remplir leurs engagements de réduire de 26% leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025.

Nouvelle politique
D’autre part, les entreprises accélèrent leurs engagements dans une optique de désinvestissement des énergies fossiles. De l’argent frais va également être dégagé en faveur de programmes d’adaptation, notamment au profit des agriculteurs en Afrique et en Asie. Enfin, de grandes banques vont être plus respectueuses du climat (Banque mondiale, AFD, BEI…) Une nouvelle politique baptisée «verdissement » de la finance…

NEWSLETTER MAROC HEBDO.

Entrez votre adresse e-mail

S'abonner à  la Newsletter !