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En marge du sommet du G20, Miriem Bensalah s’engage pour l’entrepreneuriat féminin

Faire confiance aux femmes

La patronne des patrons du Maroc a plaidé, lors du sommet des pays les plus riches de la planète en Allemagne, pour la nécessite de faciliter l’accès des femmes entrepreneurs au crédit bancaire.

Hambourg, Samedi 8 juillet 2017, deuxième jour du sommet du G20. Un jour inoubliable pour Miriem Bensalah Chaqroun, présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Jour où elle a pris part au panel commémoratif du lancement officiel de l’initiative Women Entrepreneurs Finance, qui a eu lieu en marge du G20. Un fonds de plus d’un milliard de dollars, consacré à la promotion de l’entrepreneuriat féminin dans les pays en développement.

Impulsée par Ivanka Trump, la fille aînée du président américain, encouragée par l’Allemagne -qui assure la présidence du groupe des vingt pays les plus riches de la planète-, cette initiative serait, selon la Banque mondiale, qui pilote ce nouveau programme, un bel exemple de coopération internationale. Un de ces très rares moments du sommet de Hambourg où la coopération multilatérale l’a emporté sur la confrontation entre, d’une part, les tenants du protectionnisme et à leur tête les États-unis de Donald Trump et, d’autre part, les défenseurs du libre-échange sous la houlette de l’Union européenne et plus particulièrement de l’Allemagne d’Angela Merkel.

Coopération multilatérale
Au cours d’un débat autour de ce thème de l’entrepreneuriat féminin, qui a réuni des personnalités aussi éminentes que Chrystia Freeland, ministre canadienne des Affaires étrangères, Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, Yvanka Trump, conseillère du président américain, Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) et Siv Jensen, ex-ministre norvégienne des Finances, Miriem Bensalah, n’a pas manqué de souligner les différents défis auxquels les femmes font face dans la zone MENA et en Afrique, notamment l’accès au capital et aux marchés, et les obstacles sociaux.

Accompagnée de Nabila Freidji, administratrice et présidente de la commission des relations internationales de la CGEM, la patronne des patrons n’en n’a pas moins mis l’accent, dans son intervention autour de ce thème qui lui tient tant à coeur, sur la nécessité de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) créées et dirigées par des femmes afin d’accélérer la transformation et la résilience des économies africaines. Soutien qu’elle n’a pas manqué de réitérer, la veille de son départ pour assister au sommet du G20 à Hambourg, lors de sa rencontre avec la vice-première ministre du Québec, Lise Thériault.

Les femmes qui ont accès plus facilement au micro-crédit, dit Miriem Bensalah, trouvent plus de difficultés à accéder au financement bancaire. Elle n’a de cesse d’insister sur le fait «qu’il existe des outils qui peuvent profiter aux femmes, mais l’accès y est très compliqué. Il faut nous faciliter l’accès à nos droits», souligne- t-elle avec force.

Il ne reste alors qu’à faire confiance aux femmes en mettant à leur portée des financements qui proviennent non seulement des institutions financières et des banques commerciales à caractère international mais aussi de celles du continent par le biais de la Banque africaine de développement (BAD) qui est sur le point de finaliser un deuxième Fonds de financement d’ici octobre 2017.

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