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Le marché de luxe se porte bien

Les garagistes de luxe gagnent de plus en plus de terrain

Des Bentley, des Rolls Royce, des Ferrari, des Aston Martin, qui franchissent pour certaines la barre des 5 millions de dirhams, trouvent acquéreurs.

Un business tape-à-l’oeil, et qui fait florès: La vente des voitures de luxe. Non pas par l’entremise des concessionnaires établis depuis belle lurette, mais plutôt par les garagistes dits de luxe.
Ils font désormais nos avenues, mettant en avant leurs bolides à plus d’un million de dirhams pour certains, une devanture alléchante qui en attire plus d’un. Ils misent sur l’inédit, des modèles à peine sortis, et, de plus, personnalisables à volonté.

Oui, car à tendre l’oreille du côté des adeptes de cette tendance prenante, répandue comme une traînée de poudre, ces dits garages de luxe sont à même de procurer à qui le veut son bolide de rêve et en un rien de temps. Contrairement aux concessionnaires ordinaires chez qui l’attente de la livraison peut atteindre les six mois.

Pour beaucoup, le choix est fait, surtout que le gain de temps est souvent accompagné de gain d’argent. Oui, non seulement la disponibilité est quasi immédiate, mais le prix de vente est aussi plus intéressant. D’ailleurs, à ce propos, les concessionnaires ont longtemps accusé ces nouveaux venus de sous-déclarer le prix de leurs voitures importées ainsi que de leurs équipements. Une concurrence déloyale qui rongerait une bonne part du marché des concessionnaires. Un mécontentement exprimé par l’Association des importateurs de véhicules (AIVAM) qui n’a pas manqué de tomber à l’oreille de l’administration des douanes et impôts indirects (ADII), qui dit ne pas se fier aux seules déclarations, mais qu’elle a, en la matière, son propre cahier référentiel.

Dans le viseur de la douane
Interrogé à ce propos, un propriétaire de garage de luxe nie en bloc ces accusations, qui, selon lui, ne font pas sens: «C’est ne pas connaitre la douane!» nous dit-il, et de rajouter: «Si nos prix sont relativement bas, c’est que nous n’avons pas les mêmes charges que les concessionnaires… nous ne recrutons pas autant de monde, par exemple». Ces garages de luxe sont eux-mêmes une vitrine qui se vend d’elle-même, avec un moindre besoin de commercialisation, une vitrine que vient compléter un simple bouche-à-oreille.

Qui ne tente rien…
Ce même garagiste nous dit que, souvent, sa clientèle mise sur les voitures déjà exposées, et que, ainsi, l’achat est immédiat. Car, toujours selon ce dernier, un garagiste est souvent un passionné, à l’écoute de ce qui se vend le mieux, ainsi, réussit-il à mieux écouler sa marchandise que d’autres. Autre élément important, la personnalisation. Souvent, chez les concessionnaires, les voitures sont précommandées, standardisées et conçues pour le marché marocain. Des adeptes de la formule «on vend ce qu’on a». Alors, que la personnalisation est de mise chez les garagistes, ils misent gros, disons-le, sur l’unique. Un risque qui n’a d’égal que la passion de l’acheteur.

Car, ces garagistes croient dur comme fer qu’une Mercedes-Benz préparée par Brabus ou par Carlsson et dont la valeur peut dépasser facilement les 3 ou 4 millions de dirhams, n’est pas du goût d’une concession ordinaire, et que l’importer est une affaire lourde et à risque. Des adeptes de la formule «qui ne tente rien n’a rien». Que ce soit des Bentley, des Rolls Royce, Ferrari, Aston Martin, et qui franchissent pour certaines la barre des 5 millions de dirhams, elles finissent par trouver acquéreurs.

A l’écoute de l’acheteur
La taxe sur les voitures de luxe appliquée par le gouvernement Abdelilah Benkirane depuis 2014 ne semble pas impacter ce marché fructueux. Une taxe qui, pourtant, avoisine les 20% pour les voitures d’un million de dirhams et plus. Autre point important qui fait le fort des garagistes, la vente des voitures quasi neuves à faible kilométrage. Des économies allant jusqu’à 20% du prix du véhicule pour 2.000 ou 3.000 kilomètres au compteur. Une tendance nouvelle qui soutire au «neuf» sa place de choix.
Aussi, ce garagiste féru de mécanique nous dit qu’un garage a la particularité de présenter à l’oeil du visiteur des marques différentes, concurrentes, l’une à côté de l’autre, ce qui offre plus de choix à l’acheteur et lui facilite la comparaison. Ainsi, le garage de luxe semble être plus à même de rattraper la marche du monde automobile, et de répondre au plus juste à l’exigence du consommateur.

 

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