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M. Benabdallah expose à Pretoria les avancées du Maroc en matière de logement et de développement urbain durable

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© ph : DR

Le ministre de l’Habitat et de la politique de la ville, Mohamed Nabil Benabdallah, a mis en avant, jeudi à Pretoria, les avancées réalisées par le Maroc en matière de consécration et de promotion du droit au logement en tant que composante essentielle de la politique du Royaume visant à garantir un développement urbain durable.

Le Maroc, qui souscrit à ce droit, a inscrit dans sa Constitution de 2011 le droit au logement, associé au droit à l’eau et à un environnement sain, aux soins de santé et à la protection sociale, a dit M. Benabdallah dans une allocution à l’ouverture de la conférence thématique sur l’habitat informel.

Le ministre a tenu à souligner, à cet égard que ces nouveaux acquis, qui procèdent de la volonté politique de promouvoir une approche basée sur les droits humains, visent l’inclusion urbaine et la réduction de la pauvreté.

Ces mêmes acquis doivent favoriser les conditions d’un droit à la ville, qui intègre l’accès aux services de base pour tous, la justice sociale et la solidarité entre les territoires, a-t-il dit, notant que ce droit au logement est à situer dans le prolongement du programme national « Villes sans bidonvilles », lancé en 2004 sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et destiné à endiguer, dans 85 villes et sur la base de cadres contractuels à l’échelle locale, l’habitat insalubre sous toutes ses formes.

Il s’agit d’un chantier national destiné à ériger la question du logement en axe d’intervention majeur de la cohésion sociale et de la dynamisation économique, a fait observer M. Benabdallah, rappelant qu’à décembre 2015, 55 villes et centres étaient déclarés sans bidonvilles sur les 85 villes concernées.

Plus de 1.300.000 habitants ont ainsi vu leurs conditions d’habitat s’améliorer, soit un taux de réalisation de 80 pc des ménages, pour les opérations achevées ou en cours d’exécution, a-t-il précisé.

Expliquant les atouts majeurs qui ont contribué à la réussite de ce programme en faveur de l’accès au logement pour tous, le ministre a notamment cité des politiques publiques volontaristes et d’échelle nationale, des initiatives couvrant l’ensemble du territoire, une continuité de mandat politique et la préservation d’un programme sur la durée, l’intégration de la question du logement comme facteur de développement économique et pourvoyeur d’emplois et le développement de cadres de partenariat, notamment public/privé.

Et d’ajouter que le Maroc a pu, dans ce contexte, compléter en 2012 le volet de l’Habitat par la politique de la ville.

Cette nouvelle attribution traduit l’intérêt grandissant pour la ville et son développement, dans un contexte de croissance urbaine et de forte demande locale, a-t-il indiqué.

Le ministre de l’Habitat et de la politique de la ville s’est, d’autre part, attardé sur le forum ministériel africain sur l’habitat et le développement urbain que le Maroc abritera en mai prochain.

Ce Forum, qui sera organisé conjointement avec ONU-Habitat sur le thème « politiques urbaines et développement durable », s’inscrit dans le cadre de la contribution active du Royaume à la préparation de la conférence Habitat III, qui aura lieu en octobre prochain en Equateur, a-t-il dit.

Abordant le thème de la réunion de Pretoria, à savoir l’habitat informel, M. Benabdallah a souligné que la question des quartiers informels et des bidonvilles représente pour le monde en général et le continent africain en particulier, l’un des grands enjeux de l’urbanisation en ce début de 21ème siècle, sur lequel sont interpellés les Etats, les gouvernements et les collectivités territoriales.

Il a, dans ce cadre, fait remarquer que l’ambition de conduire le changement dans les villes, pour évoluer des bidonvilles vers des établissements humains intégrés, sûrs, résilients et durables tel que le propose la réunion de Pretoria est plus que jamais à l’ordre du jour.

Il s’agit d’un véritable défi pour l’Afrique, où plus de 60 pc des citadins vivent dans de l’habitat informel, a-t-il, relevant que les quartiers informels et les bidonvilles, synonymes d’exclusion, de fracture urbaine et d’échec des politiques publiques face à une demande sociale croissante, sont aussi une menace pour la stabilité politique et sociale des villes.

Soulignant que des alternatives existent à ce phénomène, le responsable a mis l’accent sur la nécessité de mettre en œuvre des politiques publiques inscrites dans la durée, soucieuses d’intégration sociale et de réduction de la pauvreté.

Ce sont ces mêmes politiques qui ont réuni à Rabat, en 2012 et en partenariat avec ONU-Habitat, une conférence internationale sur le thème : « Sortir des bidonvilles : un défi mondial pour 2020 », a rappelé M. Benabdallah, notant que l’un des engagements forts de cette réunion, figurant dans la déclaration de Rabat, consiste à « Appuyer, à travers le dispositif intergouvernemental des Nations Unies, la définition d’un objectif global pour réduire de moitié la proportion de personnes vivant dans les bidonvilles entre 2015 et 2030, dans le cadre de la formulation globale des nouveaux Objectifs pour le développement durable et du processus préparatoire de la Conférence Habitat III ».

Le ministre a, en outre, souligné que le Maroc, qui appuie la démarche de l’Afrique du sud de porter la question des établissements humains et quartiers informels à Habitat III, propose que cet objectif parmi d’autres constitue un véritable instrument de plaidoyer en faveur de l’habitat des pauvres, pour l’accès à un logement décent et abordable, et intègre pleinement la feuille de route du Nouvel Agenda Urbain à l’horizon 2030.

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