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L’INDH fête ses dix ans

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Un bilan mitigé

Dix ans après son lancement, le 18 mai 2005, par le Roi Mohammed VI,  l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) présente  un bilan mi-figue mi-raisin. Si les chiffres de l’initiative montrent  des efforts colossaux pour changer le quotidien des Marocains souffrant de  précarité et d’exclusion sociale, le royaume stagne toujours dans certains  indicateurs mondiaux du développement humain.

Les projets initiés dans le cadre de l’INDH, depuis son lancement, ont mobilisé  un investissement de 29 milliards de dirhams, alors que le nombre des  bénéficiaires a atteint 9,7 millions, dont la moitié dans le monde rural. Plus  de 38.000 projets ont été réalisés durant cette période, dont 7.342 activités  génératrices de revenus. Sur la première phase de l’INDH (2005-2010), plus de  22.000 projets et actions de développement, dont 3.700 activités génératrices  de revenus ont été concrétisés au profit de plus de 5,2 millions de bénéficiaires.  Le montant d’investissement global s’élève à 14,1 milliards de dirhams avec  une contribution de l’INDH à hauteur de 8,4 MMDH.La deuxième phase  (2011-2015) de l’INDH, lancée par le Souverain le 4 juin 2011 à Jerada, a vu ses  compétences et son enveloppe budgétaire augmenter, atteignant désormais  17 milliards de DH, avec l’élargissement du ciblage pour couvrir 702 communes  rurales et 532 quartiers urbains. Mais, au-delà des efforts illustrés par ces  statistiques, l’INDH a eu d’autres effets positifs.

Le Centre de recherche Jacques Berques (CJB) estime que l’initiative a «ouvert  la porte à l’organisation et à la mobilisation citoyenne dans les quartiers». Ses  dispositifs participatifs ont donné lieu à «l’émergence de nouveaux leaders  locaux et au renouvellement des élites locales». Une enquête sur les effets  de la participation citoyenne aux projets de l’INDH en milieu urbain, réalisée  en 2013, par Mustapha El Mnasfi, chercheur au CJB, révèle que l’INDH serait  «un moyen de contrôle de l’Etat afin de dépolitiser la société civile, vu que  les associations nées ou transformées sous l’impulsion de l’INDH n’exercent  plus de pression ni de contrôle sur l’Etat». Par ailleurs, le Conseil économique,  social et environnemental (CESE) regrettait, dans un rapport sur l’INDH publié  en février 2013, que les responsables de l’INDH «n’ont pas défini d’objectifs  qualitatifs avant de lancer le programme, rendant ainsi difficile l’appréciation  qualitative des réalisations de la première phase»

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