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L’entreprise sociale, un outil de développement

Younes El Jouahri, président d’Olea Institute.

Younes El Jouahri,
président d’Olea
Institute.

Devant un parterre de journalistes et d’acteurs du monde entrepreneurial, Olea Institute pour le développement et l’entrepreneuriat solidaire (association à but non lucratif) a lancé, le 24 février 2015, à l’hôtel Kenzi Tower, à Casablanca, la première édition de son ouvrage “Social Talk Review”. Ce fut l’occasion pour les initiateurs de ce projet de présenter le fruit de leur réflexion autour de l’entreprise sociale au Maroc. Une réflexion amorcée en 2014 avec la participation de 100 experts et 50 institutions nationales et internationales. «L’idée a démarré à partir du constat qu’il y avait un problème au niveau de l’entrepreneuriat au Maroc. Au coeur de cette question, il y a l’élément humain, un peu à l’image de tous les problèmes que connaît le monde. Pour y remédier, il fallait apporter une réponse solidaire qui place l’humain au centre de son intérêt», explique, d’emblée, Younes El Jouahri, président d’Olea Institute.

Un modèle marocain
La présentation s’est, ainsi, focalisée sur les possibilités de création d’entreprises solidaires au Maroc. Pour cela, il fallait d’abord définir ce qu’était cette entreprise, son statut, ses fondements, ses mécanismes de financement… Et le comité scientifique d’Olea Institute d’apporter ces precisions: «L’entreprise sociale revêt plusieurs caractéristiques: C’est une structure qui peut être instituée de statuts variables: elle peut adopter la forme d’une entreprise privée, une association, une coopérative, une mutuelle ou une fondation. Un statut type devra, toutefois, être adopté par la loi. Nous pouvons même prévoir plusieurs formes d’entreprises sociales». Peut être considéré comme entreprise sociale, une micro entreprise, une PME ou une grande entreprise, individuelle ou constituée de groupements humains. Bien entendu, comme toute entreprise, tous les secteurs lui sont ouverts. L’enjeu de ce type d’entité est de taille. Il a été prouvé que ce genre d’entité peut être d’un grand apport d’un point de vu économique social. «Aujourd’hui, l’économie sociale représente 10% du PIB européen et emploie 11 millions de travailleurs (soit 6% de l’emploi total)», souligne Mustapha El Baze, président du comité scientifique d’Olea Institute. Réaliser ce genre de modèle au Maroc ne peut qu’être bénéfique pour le pays.

A cet égard, cinq éléments permettent de définir l’entreprise sociale et qui restent immuables. La prise de risque, la vocation sociale, le modèle économique de rentabilité, le mode de gouvernance, basé sur la participation égalitaire et, enfin, l’affectation d’au moins 50% des résultats à l’objectif social. Dans le processus de création de l’entreprise sociale, l’Etat a un rôle d’accompagnement à jouer aussi bien au niveau de laréglementation, de la formation, de l’incitation à l’investissement…

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