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Le leader de l’industrie sucrière au Maroc veut devenir un acteur de poids en Afrique

cosumar

Cosumar voit grand

Leader de la production du sucre  blanc au Maroc et premier opérateur  de l’industrie sucrière  marocaine, le Groupe Cosumar  vise, désormais, à s’imposer sur le plan  africain en tant qu’acteur sucrier majeur,  diversifié dans ses activités, créateur  durable de valeurs et socialement responsable.  Avec un chiffre d’affaires d’environ  7 milliards de dirhams en 2015, 5,5  milliards de dirhams investis entre 2009  et 2014, et 4.700 emplois générés, dont  1.700 directs, les ambitions de Cosumar  sont plus que légitimes.

Force et innovation
En effet, le groupe adopte des orientations  stratégiques fortes, s’appuyant sur  la poursuite du développement de son  amont agricole, la modernisation de son  outil industriel. Tout cela dans l’objectif  de mieux répondre aux attentes de ses  clients mais également de renforcer les  relations du groupe avec l’ensemble de  son écosystème.

Concrètement, ces orientations stratégiques  consistent en la garantie  de l’approvisionnement en sucre  du Royaume, la pérennité de la filière  sucrière, le renforcement de l’orientation  client sur toute la chaîne de valeur, ainsi  que l’amélioration des performances et la  promotion des cultures sucrières.
Agissant en agrégateur et véritable  acteur de filière d’amont en aval, Cosumar  assure l’extraction à partir des  plantes sucrières locales, le raffinage du sucre brut importé, le conditionnement,  la distribution et l’exportation du sucre  blanc sous différentes formes. Mission:  devenir un acteur agroalimentaire  à dimension régionale, créateur durable  de valeur.

D’ailleurs, Cosumar joue un rôle stratégique  dans le développement de la filière  sucrière nationale, à travers sa contribution  dans la sécurité alimentaire du pays,  la création d’emplois et la contribution  de l’émergence de pôles de croissance  régionaux. En effet, le groupe assure  la production, le conditionnement et la  commercialisation du sucre sous quatre  formes: le pain de sucre, le lingot, le morceau  et le sucre granulé. Ces activités  sont appuyées par une forte politique de  modernisation. Partant, Cosumar, faisant  partie de la FIMASUCRE, a contribué à  de nombreuses avancées qui ont permis  de meilleures performances agricoles et  une hausse significative des revenus des  agriculteurs.

A titre d’exemple, l’introduction et la  généralisation de la semence monogerme  a atteint 94% de la superficie emblavée  (contre 4% en 2006), et le taux de mécanisation  des semis est passé de 44% en  2006 à 90% aujourd’hui, alors que la province  de Moulouya enregistre 100% en  taux de mécanisation du train technique.  Les taux de rendement se sont améliorés  de 7 tonnes/hectare en 2006 à 10,2T/  ha en 2015. Ces avancées considérables  ont été le fruit de plusieurs  projets R&D (recherche et développement)  avec les organismes nationaux  et internationaux et la concrétisation  de conventions avec des instituts et  fédérations de renommée.

Ambitions grandissantes
Grâce à l’expertise apportée par  ses actionnaires, notamment Wilmar,  le leader mondial de l’industrie  agro-alimentaire, et l’ensemble des  investisseurs institutionnels marocains,  Cosumar ambitionne de devenir  un acteur agro-industriel régional.  Le groupe a donc engagé un plan  de mise à niveau pour un investissement  réalisé de plus de 5,5 milliards  de dirhams. Ces investissements ont  porté sur l’augmentation des capacités  de traitement des sucreries à 5 millions de tonnes par an de plantes  sucrières pour accompagner l’évolution  de la production agricole, la modernisation  des sucreries et de la raffinerie, la  réduction drastique de la consommation  énergétique et enfin la modernisation du  conditionnement par l’automatisation  intégrale du pain de sucre.
Le groupe veut également atteindre un  rendement de 11 tonnes de sucre à l’hectare  à l’horizon 2020, avec la possibilité  de réaliser 12 à 13T/ha, et en réalisant un  taux de couverture des besoins en sucre  de plus de 56% à l’horizon 2020 par la  production nationale.

Engagement multidimensionnel
Ainsi, les programmes d’extension de  la capacité, d’optimisation et d’amélioration  des performances ont permis  d’atteindre une capacité industrielle de  1,65 million de tonnes de sucre blanc par  an, assurant une disponibilité dépassant  les besoins de marché, (de 1,2 million  de tonnes de sucre par an) avec une  qualité répondant aux standards les  plus exigeants. Cela permet au groupe  de développer son activité de l’export  pour atteindre un volume dépassant les  200.000 tonnes par an. Ces opérations  d’export se font dans le cadre du régime  d’admission temporaire et ne bénéficient  d’aucune subvention. Cosumar veut ainsi  devenir un exportateur régional en faisant  gagner en notoriété sa marque sur  le marché mondial.

Véritable modèle d’agrégateur, Cosumar  est impliqué à tous les niveaux de la filière  sucrière. En effet, le groupe accompagne  ses 80.000 agriculteurs sur le plan financier,  technique et social, et offre une  garantie d’achat de la production. Par  ailleurs, les contrats d’agrégation mis  en place et initiés par le Plan Maroc Vert  renforcent la relation gagnant-gagnant  entre Cosumar et ses partenaires. Preuve  à l’appui, en 2009, la FAO (Organisation  des Nations unies pour l’alimentation et  l’agriculture) a décerné la médaille de  mérite au Groupe Cosumar pour son  rôle positif d’agrégateur auprès de ses  80.000 partenaires agriculteurs betteraviers  et canniers.

Ce rôle d’agrégateur s’est renforcé avec  la création, en juin 2007, de la Fédération  interprofessionnelle marocaine du  sucre regroupe l’Association professionnelle  sucrière, le Groupe Cosumar  et l’Union Nationale des producteurs  de plantes sucrières au Maroc. La fédération  accompagne le développement  et la mise à niveau du secteur sucrier  marocain.

Egalement, Cosumar contribue au  développement des régions à travers  l’édification de villes autour des sucreries,  en pôles économiques, par l’encouragement  à la création de sociétés  prestataires et par la contribution à la  mise en place d’infrastructures. D’autant  plus que le groupe assure des  revenus au monde rural grâce à la  création d’entreprises prestataires de  services agricoles et du travail saisonnier  comme la manutention ou encore  le transport.

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