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Le Maroc séduit les majors mondiaux de l’aéronautique

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INVESTISSEMENT. De nombreuses entreprises aéronautiques internationales sont aujourd’hui présentes au Maroc. Notre pays est plus que jamais devenu une plaque tournante de cette industrie technologique créatrice d’emplois et de richesses.

Et de trois pour l’avionneur  et équipementier  français, Daher. Après  Tanger 1 et Casablanca,  Daher a confirmé,  vendredi 8 janvier 2016, la  construction d’un troisième site  industriel Tanger 2 dans la ville du  détroit tout près de l’aéroport. Avec  ce nouveau site, l’équipementier  français totalisera 30.000 m² de  surface de production au Maroc.  Daher est maintenant engagé à  accroître encore sa présence au  Maroc, en investissant dans un  troisième site industriel qui sera  proche de l’aéroport de Tanger.  Ce nouvel investissement  représentera un montant supérieur  à 15 millions d’euros (environ 160  millions de dirhams), bâtiments et  terrain compris.

Le site aura une surface de 10.000  m² avec une extension possible  de 15.000 m². Il fabriquera des  structures métalliques, des structures composites et aéroengines  dédiées à l’environnement moteur  des avions. Avec ce site, Daher  compte employer plus de 250 salariés  supplémentaires à terme au Maroc.  A Casablanca, la zone aéronautique  de Nouaceur va bientôt s’enrichir de  nouveaux arrivants aussi costauds  que mondialement connus et  reconnus. Ainsi, une filiale du groupe,  Airbus, à savoir STELIA Aerospace,  est officiellement annoncée au  Maroc. Celle-ci projette, en effet, de  construire une usine à Casablanca,  sur une superficie de plus de 15.000  mètres carrés.

Montée en puissance  Pour nombre d’observateurs, le  projet STELIA Aerospace s’inscrit  opportunément dans la démarche du  Plan d’accélération industrielle 2014-  2020. L’activité du groupe, centrée  sur l’assemblage d’aérostructures,  contribuera indéniablement  à la montée en puissance de  l’écosystème «Assemblage», lancé  en juillet dernier dans le cadre de la  nouvelle stratégie industrielle.

La nouvelle usine permettra aussi  de compléter les infrastructures  actuelles de STELIA Maroc. Signalons  que l’opérateur est présent dans  notre pays depuis 1951, et ce à travers la filiale Maroc Aviation, rebaptisée  plus tard STELIA Aerospace Maroc.  A terme, la nouvelle structure  emploiera 400 à 500 salariés  spécialisés dans l’assemblage de  sous-ensembles aéronautiques  complexes en l’occurrence les  éléments de fuselage d’A320 et  A330, portant ainsi le nombre total  d’employés de STELIA Aerospace au  Maroc à plus de 800 salariés.

Perspectives d’avenir
Cédric Gautier, patron de la  société, explique que le choix du  Royaume s’explique par le fait  que notre pays est inscrit dans la  carte mondiale de la construction  aéronautique. La destination Maroc  se prévaut, en effet, de véritables  centres d’excellence offrant de  grandes perspectives d’avenir et  de croissance aux opérateurs de  l’aéronautique.

Avec un chiffre d’affaires estimé à  1,8 milliard d’euros et un effectif  employé de plus de 6.000 personnes,  STELIA Aerospace est l’une des  entreprises aéronautiques les plus  importantes en Hexagone.
Outre STELIA Aerospace, on  annonce, également, l’arrivée au  Maroc de l’équipementier français  Latécoère, dont la filiale LATelec  s’apprête à ouvrir une usine à  Casablanca, pour un investissement  de 10 millions d’euros, sur cinq ans.  Le nouveau site, d’une superficie de  6.000 m2, qui devrait employer 300  personnes, se spécialisera dans la  réalisation des meubles avioniques  pour les Airbus A350 et A320. Déjà  implantée en Tunisie et au Mexique,  LATelec augmentera ainsi sa  production en zones à coûts réduits.  Le groupe français a réduit ses  activités en Tunisie en 2013 suite à  la multiplication des mouvements  sociaux dans ce pays. Les deux  sites industriels tunisiens de  l’équipementier ont en effet vu leurs  effectifs fondre de 700 à 900 salariés. Outre le groupe Latécoère, un autre  géant français, en l’occurrence,  Thales, réfléchit sérieusement à un  retour industriel au Maroc, quinze  ans après avoir cédé sa filiale,  Thales Microsonics, qui était basée  à Casablanca, pour des raisons de  redéploiement économique.

Excellent climat des affaires
Le groupe français devrait  bientôt revenir dans la métropole  économique pour y implanter  une unité pour les composantes  de ses radars aéronautiques. La  nouvelle unité industrielle de Thales  devrait être installée en 2016 sur  la zone franche aéronautique de  Casablanca, Midparc, qui compte  déjà une unité du constructeur  aéronautique canadien Bombardier.  Le Royaume n’hésite pas à mettre  les petits plats dans les grands pour  booster davantage sa coopération  avec des investisseurs étrangers de  renommée internationale dans un  secteur vital qu’est l’aéronautique.  Largesses fiscales, simplification des  procédures, facilités étatiques, tout  est ainsi mis en oeuvre pour attirer les  investisseurs étrangers. Le Maroc est  aussi vu, à l’international, comme  un pays qui offre un excellent  climat des affaires, en raison de sa  stabilité politique et son économie  résolument inscrite sur la voie de  l’émergence.

L’industrie aéronautique peut être  alors un formidable tremplin pour  les autres filières, dont le textile et  le tourisme, en forte perdition ces  dernières années, pour qu’elles  redeviennent des pôles d’excellence  économique.

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