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Mon lapin bleu, l’innocente du village

Ce livre, on l’ouvre au hasard, et par déferlantes affectueuses, les citations d’auteurs et les pensées d’Yvonne se mêlent et éclairent une journée qui, peut-être, s’annonçait médiocre.

Mon lapin bleu est le nom  d’un lieu aussi insolite  que merveilleux. Un petit  bistrot de campagne  entre Pouldreuzic et Plozévet  (Finistère, France). Un écrin d’humanité  qu’Yvonne Salaün a tendu pendant trente  ans, les bras ouverts à ceux qui y entraient.  De par sa tendresse et son sourire foudroyant,  cette femme de 83 ans a su capter  l’attention de tous ceux qui l’ont côtoyée et  à leur tête le cinéaste Gérard Alle, qui lui a  consacré en 2013 un documentaire de 52  minutes. C’est que l’auteure s’est forgé au fil  des années un tel bagage tant spirituel que  philosophique, qu’elle n’a qu’un voeu, le partager  avec ceux qu’elle appelle «ses frères  humains», désireux de mieux comprendre le  monde.

C’est à travers la rencontre avec Michel Suzzarini,  venu la voir pour donner forme à son  projet Gens de terre, gens de mer, qu’Yvonne  va lui dévoiler ce véritable trésor débordant  d’humanité, de sagesse, d’altruisme et de générosité  qu’est Mon lapin bleu.

Les nombreux commentateurs qui ont eu le  privilège de lire ce premier travail d’écriture  aussi fine qu’attachante d’Yvonne, ne sont  pas trompés en le présentant tantôt comme  une aide à la méditation, tantôt comme un remède  à la déprime. Ce livre, on l’ouvre au hasard,  et par déferlantes affectueuses, les citations  d’auteurs et les pensées d’Yvonne se  mêlent et éclairent une journée qui, peut-être,  s’annonçait médiocre. Bien qu’elle a écrit en  fin de son ouvrage modestement que «Rien  n’est de moi», il n’empêche qu’elle a composé  un sacré bouquet, à dominante bleue, à  l’image de son lapin.

Un bonheur partagé
Un livre parfait pour rire. Un remède à la sinistrose.  Une thérapie à la morosité. Un moment  à soi. Une méditation salvatrice.  J’ai dépassé quatre-vingts ans, mais je ne  suis pas pour autant trop âgée pour rendre  les gens heureux, les écouter, les taquiner,  dit-elle. Je veux prendre ce temps pour rire  ensemble, même si les sujets ne sont pas frivoles.  Je ris et je fais rire pour entrer dans un  vrai bonheur partagé.

Un bonheur à plein temps. Pour faire mousser  les bons moments. Le tout pour se reconstruire  à travers les fêlures de la vie, les  failles de l’enfance et les erreurs de parcours.  Car, nous avons tous un idéal, un désir, une  capacité à donner à l’autre, à se donner. A  nous de le concrétiser, de la réaliser.

Dans ce livre, dit-elle, venez me voir et ditesmoi  ! J’en appelle au bonheur d’apprendre de  l’autre. Les livres ne sont-ils pas faits pour  créer des liens?

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