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La France prête à reconnaître ses torts dans le Rif?

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Le président français François Hollande est disposé à ouvrir le dossier de  la guerre du Rif, d’après l’Assemblée mondiale amazighe (AMA). Dans  un communiqué le 8 avril 2015, l’AMA rapporte avoir reçu un courrier du  cabinet de la présidence de la République française, lequel lui a assuré  poursuit-elle avoir «pris connaissance avec la meilleure attention» d’un  courrier que l’assemblée lui avait adressé, début mars 2015, au sujet «de  la guerre chimique contre le Grand Rif et les réparations comme suite  aux effets de cette guerre des années 1920».
Dans ce courrier, l’AMA  avait attiré l’attention de M. Hollande sur «l’utilisation et la complicité  dans l’utilisation d’armes chimiques de destruction massive contre  des populations civiles» par la France lors de cette guerre et «les effets  cancérigènes et mutagènes des armes chimiques de destruction massive  utilisées». M. Hollande a confié d’après l’AMA le soin au secrétariat d’Etat  aux anciens combattants et à la mémoire, dirigé par Jean-Marc Todeschini,  de s’emparer du dossier.
Près de 90 ans après sa fin, la guerre du Rif, ayant opposé entre 1921 et  1926 les populations rifaines dans le Nord du Maroc aux armées coloniales  espagnole et française, continue de faire couler beaucoup d’encre. En  décembre 2014 le député USFP (Union socialiste des forces populaires)  Abdelhak Amghar, élu dans la province d’Al-Hoceïma, une des nombreuses  régions touchées, avait à ce propos adressé à la chambre des représentants,  chambre basse du parlement, une question orale à la ministre déléguée  aux Affaires étrangères et la Coopération, Mbarka Bouaida. Celle-ci avait  alors révélé que des négociations étaient en cours avec l’Espagne.
Les effets des bombardements chimiques sur les populations du Rif  pendant la guerre, étayées par les archives espagnoles et françaises,  sont sujets à controverses. D’après les estimations de l’Association de  défense des victimes des gaz toxiques dans le Rif, une organisation non  gouvernementale (ONG) de la région, jusqu’à 80% des patients de l’Institut  national d’oncologie de la capitale, Rabat, seraient originaires des zones  anciennement bombardées

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