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La BERD accorde la grosse part du financement du port Nador West Med

Signature des contrats relatifs au financement du projet du Complexe portuaire «Nador West Med»

Signature des contrats relatifs au financement du projet du Complexe portuaire «Nador West Med»

Infrastructure. Ce n’est qu’après s’être assuré l’engagement des bailleurs de fonds internationaux que le Port Nador West Med sera lancé début 2016. Un gage de viabilité du projet.

Annoncé en 2012, la mise  en activité du futur port de  Nador “Nador West Med”  était projetée en 2018. Mais les  travaux n’ont pourtant toujours pas  démarré. La récente signature d’un  financement accordé par la Banque  européenne pour la reconstruction  et le développement (BERD) a permis  de boucler la boucle du montage  financier du projet, pour lancer les  travaux dès le début de l’année  prochaine.

La BERD va apporter 200  millions d’euros à la Société Nador  West Med, structure aux capitaux  publics chargée de la construction  d’un site portuaire à une trentaine de  kilomètres de la ville de Nador, sur la  côte méditerranéenne du Royaume.  L’accord de prêt a été signé le  29 octobre 2015 à Casablanca en  présence du ministre de l’Économie, Mohamed Boussaid. L’institution  financière européenne est associée,  pour le financement de cette  infrastructure portuaire, à la Banque  africaine de développement (112,86  millions d’euros) et au Fonds arabe  pour le développement économique  (177,45 millions d’euros).  Financements bouclés  Le port est situé dans la baie de  Betoya, sur la façade ouest du  Cap des Trois fourches, non loin  du détroit de Gibraltar. Ce projet,  nécessitant 9,88 milliards de  dirhams d’investissements est  censé assurer l’approvisionnement  énergétique du pays (notamment  en charbon), développer la région  de l’Oriental pour en faire une  plateforme logistique leader en  Méditerranée.

Le futur port est constitué d’un  port en eaux profondes, d’une  plateforme industrielle intégrée,  d’une zone franche de 1.500 hectares  –et, éventuellement, d’une zone de  développement supplémentaire  d’environ 2.500 hectares. Il est  financé à hauteur de 40% en  fonds propres, dont 2,24 milliards  de dirhams à apporter par l’État  marocain, 1 milliard par le Fond  Hassan II pour le développement  économique et social, 800 millions  par l’Agence spéciale Tanger  Méditerranée (TMSA) et 550 millions  par l’Agence nationale des ports.

A la mi-octobre, les noms des sept  groupements retenus pour la  construction des infrastructures ont  été révélés: le français Bouygues,  en alliance avec sa filiale marocaine  Bymaro, et l’italien Saipem-Dredging;  l’espagnol Acciona, en consortium  avec l’américain GLF et l’anglais IPC;  le turc STFA, associé au marocain  Société générale des travaux du  Maroc et au luxembourgeois Jan de  Nul; le gréco-hollandais Archirodon,  en tandem avec le sud-coréen  Daewoo; le marocain Somagec,  allié à sa filiale équato-guinéenne  et au néerlandais Boskalis; le sudcoréen  Samsung Engineering  & Construction; et, enfin, China  Harbour Engineering Company.  Les financements sont déjà bouclés.

Le premier coup de pioche sera donné  début 2016 pour un achèvement en  2020, soit quatre ans de travaux.  Comme la BAD et le FADE, le prêt de  la BERD, qui constitue la transaction  la plus importante de l’institution  avec un pays de l’Afrique du nord,  confirme la confiance de la banque  dans l’importance, l’intérêt et la  viabilité du projet.

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