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Interview de Zaki Lafquiri: « La passion seule ne suffit pas, il faut être sponsorisé »

Vous êtes l’un des piliers du drift au Maroc, nous sommes curieux de savoir, d’où vient votre passion?
Ma passion, je la dois à mon père, qui à mon jeune âge, préparait à coeur sa voiture pour faire de la course. C’était un projet qui lui a pris énormément de temps avant qu’il lâche prise. Et depuis le rêve de faire la course est né.

La course et le drift sont deux disciplines bien différentes, comment vous vous êtes retrouvé dans cette pratique?
En effet, l’envie de participer à des compétitions me hantait depuis un moment, et comme vous le savez, la course nécessite énormément de moyens, dont je ne disposais pas à l’époque et même aujourd’hui. J’ai dû trancher et laisser tomber la course pour le drift, qui est beaucoup plus accessible et aussi plaisant. En 2014, nous avons décidé de créer un petit club entre amis, pour rouler dans un cadre structuré et organisé. Ce qui nous a permis de nous entraîner pratiquement tous les week-ends, au parking sud du complexe Moulay Abdellah, avec ma propre voiture, achetée spécialement pour glisser.

Justement, votre BMW E36 reflète forcément votre implication, elle est toute particulière.
Le véhicule utilisé pour le drift nécessite une attention très spéciale, puisqu’il subit des secousses et des mouvements, que les voitures de tourisme ne sont pas censées supporter. C’est ce qui m’a naturellement poussé à modifier ma E36 au fur et à mesure dès son achat en 2014. En renforçant son châssis, et modifiant son moteur, ses suspensions ou encore sa direction.

En plus de la préparation de la voiture, il y a aussi du consommable, finalement le drift coûte cher.
Effectivement, la préparation de la voiture nécessite un investissement lourd, et la glisse consomme énormément de pneus. Je vous laisse imaginer le budget pour drifter en absence de toute forme de partenariats ou sponsoring.

Et pourtant vous avez réussi à grimper tous les podiums durant toutes vos participations nationales, si ce n’est que des pole-positions, quel est votre secret?
J’aime tout simplement ce que je fais, et j’y vais à coeur. Je me dis que tout passionné doit surmonter les difficultés rencontrées, jusqu’à ce que ça s’améliore un jour. Je parle bien des difficultés financières et de la compétition.

Votre unique participation à l’étranger était au Red Bull Car Park Drift, organisé à Oman en 2016, parlez-nous de cette expérience.
Gagner cette compétition à l’échelle nationale signifie la qualification directe au Red Bull Car Park Drift monde arabe. On est pris totalement en charge, les voitures sont d’un niveau supérieur et c’est là où on se rend compte à quel point le drift est développé dans les autres pays arabes. J’ai finis 10ème sur 20 participants. La passion seule ne suffit pas, d’où le besoin d’être sponsorisé et encadré, et nous espérons améliorer la pratique dans notre pays et surtout de la démocratiser dans les années à venir.

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