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Interview de Adil Fellous: « Nous sommes un club, uniquement de passionnés »

Adil Fellous, Président du Club Grand Maghreb.

Le Club du Grand Maghreb se démarque et gagne en popularité sans arrêt, quel est le secret de ce succès?
Revenons au tout début. C’est entre amis passionnés que l’idée de créer notre club, en 1990, nous est venue, pour but de rouler dans un cadre sécurisé et réglementé. Au fil du temps, nous avons pu évoluer jusqu’à pouvoir organiser des événements de grand calibre. Notre bureau compte aujourd’hui 5 membres fondateurs, présents depuis déjà 27 ans, preuve d’amour du sport automobile, et je pense que c’est le secret de ce que vous avez nommé “succès”.

Le nombre de rallyes organisés par votre club est bien plus important que les courses sur piste ces dernières années…
Effectivement, nous sommes plus dans le Rallye, le Drift et Slalom que dans des activités sur circuit. Il est à noter que les circuits actuels marocains manquent de sécurité et qu’en même temps, il faut impérativement se déplacer jusqu’à Marrakech pour rouler sur le Circuit Moulay El Hassan, alors que notre objectif est de développer la pratique dans notre région et toucher ainsi le grand public r’bati.
Également, notre convention avec le complexe Moulay Abdellah a été momentanément suspendue à cause des travaux, qui sont aujourd’hui terminés, ce qui nous permet de reprendre très prochainement nos activités sur place.

Vous organisez un grand nombre d’événements même en l’absence de sponsoring, comment vous-vous en sortez-vous?
Vous savez, plusieurs membres n’ont pas pu survivre au sein du club, vu le temps et l’énergie que nécessite l’organisation de chaque événement. Le Grand Maghreb est un club uniquement de passionnés, et malgré l’absence de financements de source externe, nous veillons à organiser nos événements grâce à l’argent généré depuis les rallyes. Ces mêmes ressources nous permettent d’acquérir du matériel ou encore d’offrir des dotations à certains de nos jeunes pilotes pour courir en Espagne, Oman, comme c’était le cas pour Zaki Lafquiri (Champion international du Drift), des officiels aux 24H du Mans et la liste est encore longue.

Vous avez visé et réussi à réhabiliter la FRMSA par la FIA, durant votre mandat en tant que président de la Fédération, que pensez-vous de l’état actuel du sport automobile au Maroc?
En effet, en tant que passionné et ancien président de la Fédération royale marocaine, je regrette l’état du sport automobile marocain, qui souffre malheureusement de sérieux problèmes et ce depuis un bon moment.
Nous nous attendons en tant que passionnés, pilotes, clubs ou juste citoyens à une imminente intervention du ministère de tutelle pour stopper l’hémorragie et d’un médiateur pour une urgente réconciliation nationale.

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