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| UPM: La nouvelle mission de Fathallah Sijilmassi |
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![]() Sans surprise, l’économiste et diplomate marocain Fathallah Sijilmassi, a été élu vendredi 10 février 2012, à Bruxelles, au poste de Secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée (UPM). Une élection à l’unanimité et qui met fin au doute de voir cette organisation, basée à Barcelone, vivre un embarras supplémentaire à ceux qu’elle n’a cessé de connaître depuis sa difficile naissance il y a trois ans et demi. Lorsqu’en début janvier dernier Rabat rappelait Youssef Amrani, six mois seulement après sa prise de fonction dans la capitale catalane, seule la promotion de l’intéressé, devenu ministre délégué aux Affaires étrangères, tempérait les sarcasmes qui vouaient l’UPM à "tomber à l’eau de la Grande Bleue".
Au lendemain de l’adoption d’une nouvelle constitution inscrivant l’élément méditerranéen comme affluent de l’identité marocaine, le choix d’un diplomate du calibre de Fathallah Sijilmassi illustre davantage, si besoin est, tout l’intérêt que le Royaume porte au projet euroméditerranéen, et confirme sa volonté de lui assurer succès et continuité. Pour le Royaume, La Méditerranée n’a simplement jamais constitué un obstacle entre ses riverains. Et c’est la même vision qui l’avait motivé pour le choix, en 2011, du négociateur chevronné qu’est Youssef Amrani, pour remplacer le premier Secrétaire général démissionnaire, le Jordanien Ahmed Massa'deh. Ce dernier, difficilement élu plus d’un an après la mise en place de l’organisation, avait jeté l’éponge face à ce que des observateurs n’hésitaient plus à qualifier de "paralysie" de la toute jeune institution.
Projets concrets Conscients de la menace que les divergences politiques, en particulier celles liées au conflit du Proche Orient, font peser sur le fonctionnement de l’Union, les fondateurs ont voulu vite la rendre opérationnelle, avec un paquet de six projets assurément concrets. La nouvelle Union vise en effet à oeuvrer pour la dépollution de la mer Méditerranée, le lancement d’autoroutes maritimes et terrestres, la coordination et le développement de la protection civile, la création d’une agence pour le développement des PME/PMI, la mise en oeuvre du Plan Solaire Méditerranéen et l’ouverture d’une université euro-méditerranéenne. Beaucoup de pain donc sur la planche pour Fathallah Sijilmassi.
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Vous pouvez visualisez ou télécharger en PDF le précédent MHI N°965 du 10 au 16 Février 2012 |



