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| Sherlock Holmes: Jeu D’ombres |
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![]() Sherlock Holmes a toujours été réputé pour être l’homme à l’esprit le plus affûté de son époque. Jusqu’au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d’une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène… Oubliez tout ce que vous savez sur Sherlock Holmes, ici le grand détective n’a pas beaucoup de rapport avec l’idée que l’on pouvait se faire du personnage de roman. Le Sherlock version Guy Ritchie se rapproche beaucoup plus d’un Matrix du 19ème siècle que d’un film d’époque. Ici on se bat à mains nues, on assiste à des combats de kung-fu, et on use et abuse d’effets de ralentis et d’accélérés à travers une mise en scène on ne peu plus post-moderne.
Scénario superficiel
Le film reprend l’intrigue laissée ouverte au précédent épisode. Sherlock poursuit donc son némésis juré, le Professeur Moriarty, un ennemi de taille, car aussi intelligent et redoutable que le personnage éponyme. Mis à part cette intrigue de base, la formule reste la même que dans le précédent opus et on a davantage l’impression d’assister à des retrouvailles de potes autour d’un gigantesque banquet, qu’à un long-métrage rigoureusement maîtrisé. Downey Jr. et Jude Law, s’amusent à improviser des dialogues et des situations. Le duo fonctionne très bien. Mention spéciale au personnage de Moriarty, incarné à merveille par Jared Harris (la série Mad Men). Le vilain est ainsi aussi dangereux qu’imprévisible. A noter la présence au casting de la Suédoise Noomi Rapace (de la trilogie Millenium), très séduisante en gitane guerrière, mais qui se débat comme elle le peut dans un rôle très limité.
Et c’est justement là où le bât blesse; tout est traité de façon superficiel à commencer par le scénario, dont les scénaristes, et par la même occasion les spectateurs, se contrefoutent. On se laisse balader tout du long par le duo de détectives, sans trop comprendre le pourquoi du comment. Du coup tous les effets déployés, narratifs et visuels se retrouvent diminués. On ressent un vrai sentiment de gâchis, jusqu’à la conclusion, où on aurait aimé un climax à la hauteur du premier épisode
par Talal Selhami
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