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Un impact réel sur les revenus des petits agriculteurs

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Bilan satisfaisant du Plan Maroc Vert à trois ans de l’échéance 2020

Avec un bilan positif et un impact réel sur les cibles prioritaires, le Plan Maroc Vert est considéré aujourd’hui comme un modèle à suivre pour les pays africains.

Lancé en 2008, le Plan Maroc Vert (PMV) prévoit, d’ici 2020, un investissement de 150 milliards de DH et une valeur ajoutée multipliée par 2,5. Cette stratégie nationale a été élaborée pour un secteur qui constitue la locomotive de l’économie, employant 85% de la population rurale et générant près de 4 millions d’emplois, soit 40% des emplois du pays.

A ce jour, l’impact du PMV sur l’agriculture, les revenus des agriculteurs, la compétitivité des produits marocains et l’emploi est réel. La stratégie a permis de transformer le secteur agroalimentaire en «une source stable de croissance et de développement économique dans les zones rurales, tout en prenant en considération les impératifs de préservation des ressources naturelles et de développement durable», pour reprendre les déclarations à un hebdomadaire francophone de Marie Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations pour le Maghreb de la Banque mondiale. Ses deux piliers sont axés sur le développement d’une agriculture performante à forte valeur ajoutée et la mise en place d’une agriculture solidaire orientée vers la lutte contre la pauvreté.

S’agissant de l’état d’avancement de la mise en oeuvre des principales composantes des projets Pilier II, la plantation d’une superficie de 53.758 ha, soit 78% par rapport aux prévisions de 2010 et 2011. La filière olivier représente 62% des réalisations en matière de plantation.

Une autosuffisance dans deux secteurs
L’aménagement hydro-agricole a été réalisé à hauteur de 61% en termes de superficie. Près de 110 nouveaux projets couvrant les 12 régions du Royaume ont été programmés pour 2018 dans le cadre du Pilier II du Plan Maroc Vert. L’enveloppe budgétaire globale de ces projets du Pilier II du PMV, lancés cette année, a atteint 1,6 milliard de dirhams.
Quant aux réalisations dans le cadre du Pilier I, elles portent sur 111 projets. Côté agrégation, clé de voûte de l’agriculture nationale érigée en priorité et qui permet de contourner les difficultés de morcellement des exploitations agricoles, 49.000 agriculteurs ont été agrégés à ce jour alors qu’ils seraient au moins 200.000 à adopter ce mode de gouvernance sans disposer du statut officiel, dont 170.000 dans la filière de production laitière et 5.000 dans le domaine des agrumes. «Ces agriculteurs sont agrégés, mais ils ne bénéficient malheureusement pas des incitations publiques prévues par la loi», déplore le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch.

Le Plan a permis par ailleurs la création de 3.500 DH/Ha de valeur ajoutée additionnelle pour la culture irriguée. Ce qui augmentera les revenus des agriculteurs. «Ce plan a permis au petit agriculteur de développer ses recettes sachant qu’une autosuffisance totale a été atteinte cette année dans les secteurs du lait ainsi que des viandes rouges et blanches», a révélé le ministre de l’Agriculture. Aujourd’hui, cette stratégie est sur le chemin d’atteindre ses objectifs. Elle séduit plusieurs pays africains qui veulent l’adopter.

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