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Horst Köhler au Conseil de sécurité

L’émissaire de l’ONU pour le Sahara marocain, Horst Köhler

Quel nouvel esprit ?

Le briefing de l’émissaire de l’ONU pour le Sahara marocain, Horst Köhler, mercredi 21 mars, devant le Conseil de sécurité apporte-t-il quelque clarification quant à la méthode de cet envoyé personnel du Secrétaire général de l’Organisation mondiale ? Pour le président de la haute instance onusienne, présidée ce mois-ci par l’ambassadeur néerlandais Karel Van Oosterom, deux faits ont été relevés. Le premier fait référence à l’inquiétude à propos de la situation à Guerguerat par suite des agissements et des provocations de bandes du mouvement séparatiste. Si l’on doit prendre acte de la profonde préoccupation liée à la présence d’éléments armés du Polisario dans cette région, il reste à se demander quelles mesures compte prendre précisément le conseil de sécurité pour y mettre fin.

L’autre fait intéresse le “plein soutien” apporté aux efforts de l’Envoyé personnel. A cet égard, le Conseil “se réjouit de ses récentes rencontres bilatérales avec les parties et pays voisins pour relancer le processus de négociation avec une nouvelle dynamique et un nouvel esprit menant à la reprise d’un processus politique sous les auspices du Secrétaire général”.

Référence est bien faite, ici, à des rencontres avec “les parties” et les “pays voisins”. Une identification claire des interlocuteurs ainsi listés. Pour le Maroc, la position de principe est connue et elle a été réitérée de manière continue. Si l’on veut avancer véritablement dans le processus de négociation, c’est en direction de l’Algérie qu’il faut aller – c’est un acteur réel qui abrite, aide, finance et soutient diplomatiquement le mouvement séparatiste. Il est ainsi vain de se lancer dans la recherche d’un cercle plus large incluant deux régions comme l’UE ou l’UA. Il n’est pas plus conséquent de multiplier les manœuvres pour tenter d’impliquer cette organisation continentale (UA) alors que la question nationale est entre les seules mains du Conseil de sécurité.

De même, Horst Köhler doit se pénétrer du cadre de sa mission, du mandat qui lui a été confié et s’y invertir s’il veut réellement insuffler une “nouvelle dynamique”. Que signifie en effet sa rencontre, le 17 mars, à Stockholm, avec Margo Wallström, la ministre suédoise des Affaires étrangères? Surtout que ce pays se distingue par une certaine partialité à propos de la cause nationale et ce en faveur du mouvement séparatiste. Ce n’est pas là un “engagement constructif” que l’on est en droit d’attendre de cet émissaire onusien.

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