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Hicham Aboumerrouane signe son oeuvre Le Clochard à la Villa des arts de Rabat

Une recherche littéraire

Selon l’auteur, la littérature, de nos jours, connaît une banalisation à l’excès pour ainsi se cantonner à l’historiette…

C’est à la Villa des Arts de Rabat que l’écrivain Hicham Aboumerrouane a signé son oeuvre Le Clochard, jeudi 7 décembre 2017. En préambule de cette rencontre, l’auteur tenait d’abord à spécifier la nature de son exercice. «C’est une recherche qui concerne l’en-soi des choses», dit-il. Toujours selon l’auteur, la littérature, de nos jours, connaît une banalisation à l’excès pour ainsi se cantonner à l’historiette, au plus à un traitement d’idées… Comme qui dirait une rupture avec son essence première, à l’image juste de ce qu’on ne comprend pas.

«Pourquoi la compréhension aurait-elle plus de valeur que la non compréhension», s’indigne l’auteur, pour rajouter «La littérature, c’est plutôt ce qu’on ne comprend pas». Mais l’auteur ne se leurre pas pour autant, car il dit savoir qu’une littérature dans l’absolu ne saurait exister, comme toute chose, par extension… «Même ma littérature ne manque pas de déboucher sur ce que je lui défends, car comment essentialiser la beauté, ou la musique sans qu’elles soient entachés d’idées, ou de situations?». A noter que la beauté et la musique sont, selon l’auteur, les éléments premiers de son écriture, laquelle écriture se veut physique, ou au marteau pour ainsi appeler à la philosophie nietzschéenne «le corps est bien plus sage que l’esprit», rappelle l’auteur, pour dire à sa façon cette fois «C’est une littérature pressée par l’abdomen, voilà!».

L’auteur du renouveau littéraire ne manque pas de faire parler ce qu’il appelle ses idoles littéraires, comme ici, Baudelaire, Nietzsche ou Céline. «À supposer même qu’il y ait des mesures objectives pour dire qui de moi, de Baudelaire, de Nietzsche ou de Molière est le meilleur, et qu’il advienne que ce soit moi, eh ben, je dirai non», renchérit l’auteur, qui semble avoir le sens du sacré et de la hiérarchie bien ordonnée, tout rebelle qu’il est… Hicham Aboumerrouane semble tout autant soucieux du sens donné aux mots, il déclare aux Matinales de Chaine Inter, deux jours plus tard: «Je pense dire que jamais dans l’histoire d’un livre, nous nous sommes autant arrêté au titre». Soucieux à raison, car le titre qu’il dit ambigu, méritait bel et bien une redéfinition. Le Clochard, comme le dit l’auteur, n’est ni celui des rues, ni celui des églises, mais plutôt celui du verbe. Disons que c’est une philosophie qui considère le bout des choses. Ainsi, «Le Clochard se veut au bout du verbe, comme un autre, qui, lui, est au bout de sa cloche ou de sa rue… », explique-t-il.

Le sens du sacré
Comme il fallait que l’auteur cède la parole à son oeuvre, Hicham Aboumerrouane lut deux fragments complémentaires, intitulés De l’homme, avec sous-titre Point d’hommes et dieu j’aimerai…, comme une conversation curieuse et inédite entre créateur et créature. Entre autres, le livre traite, moyennant la littérature, de dualisme, de dogmatisme, du non-être et du désêtre, d’une ingratitude de raison, de mort et de vie, de femmes et de démence, et autres… L’approche se veut nouvelle et surprenante. Rappelons que l’oeuvre de Hicham Aboumerrouane est composée de deux volumes, Le Clochard» et Ça cloche, un ensemble de fragments, de peintures à l’huile et d’interprétations audiovisuelles du même auteur.

Signature de l’oeuvre de notre collègue Hicham Aboumerrouane intitulé « Le clochard » à la villa des arts de Rabat

Extrait du passage à Chaine inter autour de l’œuvre « Le clochard »

Extrait de mon passage aux matinales de chaîne inter ce matin

Posted by Hicham Aboumerrouane on Sunday, December 10, 2017

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