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Hausse des importations des boissons alcoolisées durant la période de fin d’année

Bonjour les dégâts !

La consommation des boissons alcoolisées, produites localement ou encore importées de l’étranger, s’accentue avec la fête de fin d’année.

Il ne faut pas se leurrer. La surtaxation des produits alcoolisés ne réduit pas la consommation. Bien au contraire, celle-ci augmente. Notamment lors des fêtes de fin d’année, Noël et le réveillon de Saint Sylvestre. Et les fêtes de cette année au Maroc ne sortent pas du lot. C’est officiel! Les mois de novembre dernier et de décembre courant ont connu une augmentation de 20% des importations au Maroc en boissons alcoolisées et liqueurs.

Des statistiques émanant du ministère de l’Economie et des finances révèlent que les importations de bières, vins et liqueurs ont augmenté de 39% en une année. De 8.181 tonnes pour la valeur de 432 millions de dirhams il y a juste un an, ces importations de boissons alcoolisées sont passées à 11.000 tonnes pour la valeur de 474 millions de dirhams. Les importations du Royaume en boissons alcoolisées ont augmenté au cours des cinq premiers mois de l’année 2017 par rapport à l’année précédente. La consommation d’alcool des Marocains a également progressé de 7% sur la même période.

Une manne financière
Au Maroc, chaque année, 85 millions de litres de bière, soit 260 millions de bouteilles, en moyenne, sont consommés par une population de 34 millions d’habitants. Pour le vin et les autres alcools, la consommation s’élève, par contre, à 32 millions de litres en moyenne par an. Ce qui induit des recettes fiscales conséquentes, soit près de 1,5 milliard de dirhams annuellement, pour la seule taxe intérieure de consommation (TIC). L’effet de la période de chaâbane, ramadan et des fêtes religieuses fait baisser périodiquement la consommation, qui repart de plus belle pendant l’été et particulièrement vers le mois de décembre.

L’alcool est la 3e drogue la plus consommée au Maroc derrière le tabac et le cannabis, selon une étude de l’Observatoire national des drogues et des addictions (ONDA). Dans sa synthèse de la situation des drogues en 2014, l’ONDA a, en effet, fait état de 50.000 à 70.000 Marocains qui «présentent un usage problématique d’alcool »: des alcooliques.

Une étude de l’Organisation mondiale de la santé classe le Maroc au 43e rang des plus gros consommateurs d’alcool en Afrique, et le second en Afrique du Nord, derrière la Tunisie. Selon les chiffres de l’organisme onusien, le Maroc affiche un taux de consommation de 0,5 litre d’alcool par habitant par an. L’hypocrisie qui accompagne la consommation d’alcool au Maroc, interdit aux musulmans, est dénudée par les chiffres qui montrent que 85% de la production est consommée au Maroc. La poignée de clients non musulmans qui fréquentent les bars ne peut à elle seule absorber les millions de litres de boissons alcoolisées commercialisées localement.

Et même le gouvernement dirigé par les islamistes profite de la manne tirée de la hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits alcoolisés pour renflouer les caisses de l’Etat. Les chiffres des recettes de l’alcool donnent le tournis.

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