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HAMID SAÂDANI: « L’entente entre journalistes et éditeurs est essentielle »

HAMID SAÂDANI

Maintenant que la liste des journalistes professionnels que vous présidiez a été élue, quels sont les chantiers prioritaires sur lesquels vous allez vous pencher?
La priorité des priorités est d’installer ce Conseil. Nous attendons que la procédure soit déclenchée par le gouvernement dès que les résultats sont validés une fois pour toutes par la Justice. Dans cet élan, nous allons constituer le bureau du Conseil, à travers l’élection du président et vice-président et la nomination des présidents des commissions. La question des locaux du Conseil est à l’ordre du jour. Ensuite, nous allons nous pencher sur le règlement intérieur et l’élaboration de la charte nationale de la déontologie, qui devra voir le jour dans les premiers six mois. Aussi, nous avons promis de lancer un dialogue national avec tous les journalistes pour recueillir leurs propositions et idées, tout ce qui se rapporte au travail du Conseil, notamment en ce qui concerne la carte de presse et la charte de déontologie.

Quel sera l’apport du collège des journalistes professionnels pour donner du poids au Conseil de la presse et à ses décisions?
Nous représentons tous les journalistes professionnels marocains. Tout le monde s’attend à ce que ce Conseil apporte une valeur ajoutée à ce métier. Nous, les sept membres de notre collège, avons discuté même avant la campagne, en concertation avec le Syndicat national de la presse et le syndicat affilié à l’UMT, des grandes lignes du programme électoral. Nous avons aussi rencontré plus d’un millier de journalistes et entendu leurs doléances et attentes. Notre apport sera d’abord de défendre le métier, de l’assainir et de lui rendre sa noblesse. Cela passe d’abord par la carte de la presse. Il ne faut la donner qu’à celle ou celui qui la mérite. Ensuite par la médiation et l’arbitrage qui vont permettre de faire respecter les lois et la déontologie de la presse. Nous nous sommes inspirés à cette fin d’un benchmark international. Par ailleurs, il y a un déficit terrible en matière de formation continue des journalistes au moment où les technologies de l’information évoluent rapidement. Sans oublier que le Conseil sera concerté par le gouvernement en tout ce qui concerne les lois relatives à la profession avant qu’elles ne soient confiées au parlement.

Y aura-t-il une coopération et une complémentarité avec le collège des éditeurs?
Nous n’avons pas encore eu de contacts, mais c’est prévu. Nous aurons des réunions pour nous mettre d’accord sur les différentes tâches. A commencer par le règlement intérieur et les procédures, dont l’élection du président et la nomination des présidents des commissions. Sans une coopération et une entente entre les deux collèges, le Conseil ne pourra pas fonctionner. L’entente entre journalistes et éditeurs est essentielle. Les deux collèges sont conscients de l’importante de cette étape historique de la pratique journalistique au Maroc. Je connais au moins 5 éditeurs élus. Ils ont une volonté de réussir cette étape aussi forte que celle qui les a animés pour réussir dans leurs propres entreprises.

Certains sont allés jusqu’à demander l’annulation des résultats des élections. Que leur répondez-vous?
Malgré que la commission de supervision ait communiqué le résultat final et son avis, toute consoeur et tout confrère a le droit de contester ce résultat et de saisir la justice. Chacun est libre de ses actes. La justice aura son mot à dire puisque nous sommes dans un Etat de droit.

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