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Le groupe OCP tire profit de la baisse des prix des phosphates

Mostafa Terrab.

2017, l’année de la consolidation

Le groupe OCP voit son chiffre d’affaires augmenter, malgré la baisse des prix des phosphates.

Après un cru 2016 difficile, l’exercice écoulé a été plutôt clément pour le groupe OCP, même si les phosphates continuent d’afficher des prix à la baisse à l’international. L’année 2017 a, ainsi, vu le chiffre d’affaires du groupe monter de 42,471 milliards de dirhams (MMDH) à 48,503 MMDH. Sa hausse totale est de 14%. Autre chiffre éloquent, le bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement, dit EBIDTA, est resté stable, pour enregistrer un taux de 26%, contre 30% un an plus tôt. Il s’établit à 12,722 MMDH, contre 12,777 MMDH en 2016. La marge brute a, elle, été de 31,604 MMDH, contre 28,942 MMDH.

Ces performances s’expliquent par la hausse des volumes de ventes, paradoxalement due à la baisse des prix, qui par ricochet a permis d’augmenter le pouvoir d’achat des agriculteurs. Les revenus liés à la roche du groupe ont ainsi crû de 40%, et ceux des engrais de 24%. Au total, les engrais ont représenté 54% des ventes, la roche 21% et l’acide phosphorique 15%. Il ne faut pas pour autant minorer les efforts du groupe pour conquérir de nouveaux marchés.

En Afrique, ses exportations ont augmenté de près de 50%, pour passer de 1,7 à 2,5 millions de tonnes. En Asie, le groupe a réussi à conserver sa place de deuxième fournisseur d’acide phosphorique, avec un volume de ventes resté stable. L’Amérique latine et l’Amérique du Nord n’ont pas été en reste. Le groupe s’est notamment illustré par sa gamme de produits «premium», adaptés aux marchés de destination. Ces produits ont représenté 43% du volume des engrais exportés. Le groupe travaille également à créer de la demande pour la roche dans certains des pays cités ainsi qu’en Europe.

Piliers complémentaires
Pour soutenir la demande, le groupe a poursuivi l’amélioration de ses capacités de production dans le cadre de sa première vague d’investissement, achevée en fin d’année et au titre de laquelle 9,045 MMDH ont été déboursés au cours de l’exercice. Sa production a ainsi augmenté de 22%. L’usine d’engrais Jorf Fertilizers Company (JFC) 4, achevée en novembre 2017, doit notamment permettre de doter le groupe d’une capacité de production de 12 millions de tonnes par an.

Selon le président-directeur général du groupe, Mostafa Terrab, la stratégie du géant phospatier s’appuie sur trois piliers complémentaires à savoir l’accroissement des capacités de production, la flexibilité industrielle et commerciale pour stimuler la demande tout en bénéficiant des effets d’économies d’échelle et la réduction des coûts de production pour renforcer sa position de leader. Sur ce dernier point, le Slurry Pipeline reliant depuis octobre 2014 les bassins miniers de Khouribga au port de Jorf Lasfar sur 187km, a permis des économies de transport de 1,7 MMDH en 2017, contre 1 MMDH en 2016, alors même que les volumes transportés sont passés pendant cette période de 10,05 à 14,1 millions de tonnes. Les gains cumulés grâce au Slurry ont atteint depuis l’inauguration du projet 3,7 MMDH.

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